Le Mouvement 5 Etoiles propose à nouveau au Parlement son projet de loi sur les conflits d’intérêts déposé lors de la dernière législature mais dans le nouveau texte – qui porte la forme du leader du Mouvement Joseph Conté – une loi immédiatement rebaptisée « anti Renzi » est ajoutée. Il s’agit de l’interdiction de recevoir des débours de pays étrangers pour ceux qui occupent des postes de
gouvernement des États et des régions, mais aussi pour les parlementaires. Le dirigeant d’Italia viva, en 2022, avait déclaré avoir perçu 1,1 million d’euros pour “des prestations fournies en tant que consultant auprès de laArabie Saoudite» et a revendiqué à plusieurs reprises la légitimité de son activité extraparlementaire de conférencier à l’étranger. « Est-ce que des conférences et des consultations peuvent avoir lieu à l’étranger, en Arabie Saoudite comme aux Emirats, comme en Chine ou comme en Amérique ? Oui, faut-il faire la distinction entre démocratiques et non démocratiques ? Pas pour moi », a déclaré Renzi en 2022 en parlant des polémiques qui l’avaient investi l’année précédente pour avoir utilisé l’expression « Renaissance arabe » lors de la Future Investment Initiative en présence du prince saoudien Moammad bin Salmān. Dans sa dernière déclaration d’impôts, l’ancien premier ministre affiche un revenu imposable de 2,56 millions d’euros.
La règle actuelle
Le comportement de Renzi peut être considéré comme inapproprié (comme le soulignent depuis un certain temps ses adversaires politiques, à commencer par les Five Stars qui par le passé parlaient des “razzias commerciales de Renzi”, mais son allié, le leader de Carlo Calenda Action). Cependant, il est légitime car, dans le système juridique italien, l’interdiction de recevoir des versements d’États étrangers n’est prévue que pour les partis et mouvements politiques. Notamment pour ceux qui ont présenté leurs propres candidats aux élections politiques, européennes ou régionales ou qui sont inscrits au registre des partis politiques, auquel se réfère un groupe parlementaire.
L’interdiction avec la proposition pentastellata
Avec la proposition du Mouvement 5 étoiles, il serait interdit au Premier ministre, aux ministres, aux sous-secrétaires et aux parlementaires d’accepter, pendant leur mandat et dans l’année suivant sa fin, des contributions, des services ou d’autres services publics d’une valeur totale supérieure à 5 mille euros par an par des gouvernements ou des organismes publics de pays étrangers ou des personnes morales basées dans un pays étranger non soumis à des obligations fiscales en Italie.
Les contrôles
L’Anac est appelée à superviser cet aspect. L’autorité anti-corruption tous les titulaires de charges publiques doivent déposer leur déclaration d’impôt sur le revenu (obligation à laquelle sont également tenus le conjoint, les parents ou les beaux-parents au deuxième degré du titulaire de la fonction publique et les personnes qui l’accompagnent en permanence) à des fins de travail domestique). Non seulement cela : une auto-déclaration doit également être envoyée à l’Anac énumérant les contributions, services et autres utilités, provenant des états, organismes et personnes morales d’états étrangers reçus au cours de l’année précédente, la valeur de
chacun d’eux et la cause du déboursement. Mais l’Anac ne se limite pas à recevoir la documentation car elle peut effectuer ses propres contrôles « en usant des pouvoirs prévus à
faveur des offices compétents pour l’établissement des impôts sur le revenu » lit-on dans le texte du projet de loi. Dans le dossier de documentation de la Chambre, il est cependant noté que la loi ne précise pas quels pouvoirs sont également attribués à l’Anac parmi ceux reconnus par la loi à l’administration financière.
Les sanctions
En cas d’infractions constatées, l’inéligibilité et l’incompatibilité sont déclenchées pendant cinq ans en ce qui concerne les fonctions (de celle de premier ministre à celle d’administrateur local).

