Le Lombard de 19 ans arrive là où même pas Kostner. Conti-Macii (couples) et Guignard-Fabbri (danse) tiers
L’Italie du patinage artistique qui regarde déjà les JO de Milan-Cortina 2026 peut être optimiste. Cela a été confirmé par les trois jours de finale du Grand Prix 2022 organisé par le Palavela de Turin. Des résultats sans précédent sont arrivés pour le mouvement italien.
Quel talent
—
Le succès prestigieux parmi les juniors de Nikolaj Memola se démarque. Le Lombard d’origine russe de 19 ans emmené par sa mère Olga Romanova et inscrit à l’IceLab Bergame, sur les pentes duquel il s’entraîne, après une deuxième et une première place dans les phases qualificatives, entre Ostrava et Riga, se dépasse et réalise un victoire qui pour patins Azzurri, en 23 éditions de la revue jeunesse, est sans précédent. Nikolaj, deuxième après le programme court, dépasse l’Américain Lucas Broussard et arrive là où, dans le champ artistique italien, même Carolina Kostner, deuxième de la finale de La Haye 2002, n’était jamais arrivée. Avec une belle marge de progression, à commencer par ces quadruples sauts évités pour l’instant. Ce qui saute aux yeux, c’est sa taille, proche des deux mètres, décidément inhabituelle pour un patineur. Le garçon, sur la glace, est élégant, expressif et très doux. S’il continue à être bien géré, il ira loin. Peut-être au point d’agacer les deux leaders Azzurri : Daniel Grassl, sixième à Turin dans la course remportée par un sauvage Shoma Uno et Matteo Rizzo.
Tiers-lieux
—
Au niveau senior, deux troisièmes places arrivent pour l’Italie. La première, celle des binômes artistiques – première fois pour les bleues sur le podium de la spécialité – porte la signature de la naissante Sara Conti-Niccolò Macii qui, douée pour profiter de l’absence des Russes et des Chinois, se remet de quatrième place dans la première partie du concours. Devant le tandem formé par Barbara Luoni, également ce designer IceLab (elle a 22 ans de Bergame, il a 27 ans de Milan), seuls le japonais Riku Miura-Ryuichi Kihara et les américains Alexa Knierim-Brandon Frazier, représentants de deux autres pays qui ne s’étaient jamais classés entre les trois premiers. Pour compléter le travail made in Italy, la cinquième place de Rebacca Ghilardi-Filippo Ambrosini. Pas mal étant donné que c’est exactement cela, avec Nicole Della Monica-Matteo Guarise, à Vancouver 2018, qui était le meilleur résultat bleu précédent. La deuxième troisième place, plus prévisible, revient en danse, grâce aux experts Charlene Guignard-Marco Fabbri, qui égalent le résultat obtenu au Canada il y a quatre ans. Les élèves de Barbara Fusar Poli sont précédés des Canadiens Piper Gilles-Paul Poirier et des Américains Madison Chock-Evan Bates, confirmant leur leadership. Le titre féminin, pour terminer, est de la Japonaise Mai Mihara.
10 décembre 2022 (changement 10 décembre 2022 | 22:46)
© REPRODUCTION RÉSERVÉE

