Nouveau coup très dur pour le PNRR et plus généralement pour les chantiers de travaux publics. Une nouvelle vague de hausses de prix qui cette fois risque bien de faire avorter le Plan de Relance. L’Ance a quantifié le “coût estimé plus élevé” des hausses de prix de l’énergie en cours “d’environ 35% par rapport à ce qui était attendu, il y a seulement quelques mois, sur la base des tarifs les plus à jour”.

Après la vague d’augmentation des matériaux de construction qui avait provoqué la réaction rapide du gouvernement – avec l’allocation de 10 milliards pour faire face aux indemnisations – et des maîtres d’ouvrage – avec la mise à jour des tarifs et des photos des travaux – aujourd’hui le nouveau tsunami de la crise de l’énergie arrive sur les chantiers en cours et sur les projets prêts pour les appels d’offres.

Une deuxième crise plus insidieuse que la précédente

La National Association of Manufacturers est la première à quantifier l’estimation de cet impact. La crise gouvernementale, la nécessité de réactualiser les tarifs et les cadrages économiques des travaux, la difficulté à définir un point d’arrivée des hausses d’énergie rendent cette deuxième crise des coûts beaucoup plus insidieuse que la précédente. Aussi parce qu’elle se greffe sur un cadre qui a vu des solutions s’amorcer mais les problèmes de la première crise ne sont pas encore résolus.

Les rémunérations sont difficilement transférées aux entreprises

Les indemnisations décidées rencontrent de nombreuses difficultés à se traduire en transferts aux entreprises : pour les chantiers des collectivités locales en cours, des demandes d’indemnisation ont été envoyées au 31 août, mais aucune nouvelle n’indique que cela a été fait massivement. La Dpcm définissant la procédure de compensation des coûts des travaux neufs n’a pas encore été publiée au Journal officiel : le dépôt des demandes, qui dans les premières ébauches devait se faire avant le 31 août, est désormais reporté aux 5-6 octobre (si la parution se fera entre le vendredi 2 septembre et le samedi 3).

État d’incertitude

Tout cela contribue à créer un état de difficulté et d’incertitude qui rejaillit lourdement sur les entreprises qui accumulent déjà – dans la gestion des chantiers – les anciennes augmentations avec les prix de l’énergie. Contrairement à la première vague cependant, aujourd’hui l’impact n’est pas tant sur les chantiers à démarrer que sur les chantiers en cours (avec un front de gestion complexe, de l’éventuelle suspension des travaux aux décisions des RUP en passant par l’éventuelle pénalités).



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