La politique a trop peu fait pour les personnes handicapées au cours des vingt dernières années, c’est pourquoi ces personnes sont toujours confrontées aux mêmes problèmes. C’est ce qu’a conclu une partie de la Chambre des représentants jeudi soir lors d’un débat sur la politique en matière de handicap. Des questions telles que le manque de personnel, la discrimination des personnes handicapées dans la vie publique et la bureaucratie étaient déjà un problème à l’époque, ce qui frustre de nombreux députés.
Le député SP Peter Kwint estime également que les problèmes sont devenus “plus grands que plus petits”. Selon lui, outre les problèmes du passé, les soins aux personnes handicapées doivent désormais faire face à des institutions qui risquent de faire faillite. Cela aurait été « impensable » lorsque Kwint travaillait encore dans le domaine des soins aux personnes handicapées, il y a une vingtaine d’années. Il aborde également le problème actuel des “centaines de millions qui disparaissent dans les poches des agences pour l’emploi”, afin de combler le manque de personnel en matière d’indépendants.
Lors du débat, Lucille Werner (CDA) a souligné que la conclusion d’un rapport du Bureau de planification socio-culturelle d’il y a vingt ans est la même que celle du dernier rapport publié, à savoir que les personnes handicapées participent moins à la vie publique.
Elle a déclaré qu’elle ressentait également cela en tant qu’experte par expérience et a donc lancé un appel urgent au Conseil des ministres lors de son dernier débat sur ce thème afin qu’il prenne des mesures concrètes pour garantir que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la société.
Différentes idées
Dans son argumentation, le député du VVD Harry Bevers est même revenu trente ans en arrière, à l’époque où il travaillait comme travailleur social, et a déclaré qu’à cette époque, des efforts étaient déployés pour prêter davantage d’attention au potentiel des personnes ayant une déficience intellectuelle légère, ce groupe étant désormais compte plus de deux millions d’habitants. Le fait qu’il voit « une grande partie de ce temps » se refléter « dans les projets d’aujourd’hui » lui fait ressentir « un certain malaise ».
Le débat a mis en avant plusieurs idées pour améliorer la vie des personnes handicapées. Des ordinateurs vocaux à l’abolition de réglementations compliquées, en passant par le recours à des conseillers de confiance spécialisés et l’interdiction d’embaucher des travailleurs indépendants.
Selon Kees van der Staaij (CU), une politique qui vise non seulement à réaliser des progrès, mais également à maintenir les progrès est particulièrement nécessaire. Il constate dans les débats sur ce thème que « des seuils qui disparaissaient auparavant reviennent tout simplement avec le temps ».

