EtCela s’est déjà produit au moment du printemps arabe, et depuis lors, Twitter a été utilisé dans le monde entier comme moyen de documenter les manifestations et les violations des droits de l’homme dans le monde. Ça se passe aussi en Iran, au lendemain du rachat du réseau social par Elon Musk. Et malgré les tentatives du régime de bloquer Internet, empêchant la plupart des 80 millions de citoyens d’accéder à de nombreux services numériques. L’Iran fait partie des pays au monde qui violent le plus la liberté d’Internet, comme l’a démontré le rapport et la carte sur la liberté d’internet publiés par Freedom House (organisation à but non lucratif qui publie un rapport annuel). Alors que les femmes iraniennes en Iran descendent dans la rue et s’appuient sur des réseaux privés virtuels et d’autres outils pour contourner la censure, les femmes iraniennes de la diaspora pensent servir de caisse de résonance à leurs protestations.
Blogueurs iraniens (hors Iran)
Actrices, femmes d’affaires et journalistes d’origine iranienne participant à la rébellion de leurs sœurs en Iran via un clavier d’ordinateur, à Los Angeles ou à Londres. Forcées de quitter leur pays pour éviter la prison ou simplement filles d’un autre Iran que celui liberticide de Khomeiny, un Iran qui croit en la liberté des femmes. Ceux qui ne peuvent pas participer physiquement, marchant et dansant dans les rues et les places de Téhéran, utilisent donc les médias sociaux pour rendre visible au monde ce qui se passe chez eux. Au cri, fût-il virtuel, « Femme, vie et liberté » (« Femme, vie Freedon », « Zan. Zendegi.Azadi »), les trois mots-slogans de la révolution iranienne.
Les journalistes : Sima Sabet, Golnaz Esfandiari et les autres
Le message qu’il garde épinglé en haut de son profil suffit à comprendre comment il pense Sima Sabet (@Sima_Sabet). “Ali Khamenei restera toujours dans les mémoires comme le dictateur infâme qui a ordonné le meurtre de jeunes dans les rues et dans les prisons.” Depuis son profil Twitter et depuis Londres, la journaliste iranienne, égérie d’Iran International TV, experte en relations internationales ne fait pas de rabais et ne mâche pas ses mots.
Si Twitter est le mégaphone de la révolution iranienne
Correspondant pour Radio Free Europe où il tient également un blog (Lettres persanes), Golnaz Esfandiari @GEsfandiari relance les informations et vidéos arrivant de votre pays, invitant aussi, cependant, à ne pas perdre le sens de l’humanité. Par exemple, en ce moment, diffuser les images de l’exécution de Majidreza Rahnavard.
Il met notamment l’accent sur le rôle d’internet, mais aussi sur l’importance de sensibiliser l’opinion publique internationale, Mahsa Alimardani. Canadien d’origine iranienne de 33 ans, est un chercheur duInstitut Internet d’Oxford et le groupe des droits numériques Article 19.
Cheveux bouclés et une fleur sur la tête, le courage de Masih Alinejad
Militantes des droits humains, LGBT et féministes iraniennes
De l’exil avec passion
Actrices iraniennes de la diaspora
Parmi les actrices, une importance particulière a la figure de Nazanin Boniadi (@NazaninBoniadi): étoile de Le seigneur des anneaux – Les anneaux du pouvoir (où est Bronwyn, mère célibataire et guérisseuse des Southlands), Iranienne vivant à Los Angeles, ambassadeur de Amnesty International Royaume-Uni. Son profil est un tableau d’affichage vivant des protestations en Iran mais bien sûr son engagement n’est pas que virtuel. Elle a récemment tenté de sensibiliser Hollywood lors de l’événement Academy Women’s Luncheon. Sous le Conseil de sécurité des Nations Unies. “Ils veulent me faire taire, ils disent que je suis de connivence avec les Etats-Unis”, écrit-elle. “Mais les seules personnes avec lesquelles je suis” de connivence “sont les manifestants.”
Sur scène avec Coldplay ou sur Twitter
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