Reprise du procès des Cuadernos : Les révélations se poursuivent

Le procès oral concernant l’affaire des Cuadernos a repris ce mardi avec la continuation des déclarations d’indagatoire de plusieurs entrepreneurs accusés d’être impliqués dans un réseau de paiements illégaux aux anciens fonctionnaires des gouvernements kirchneristes.

Présence des accusés

Selon le calendrier établi par le Tribunal Oral Federal 7, plusieurs personnalités clés devront faire leur déclaration ce jour-là. Parmi eux, Benjamín Gabriel Romero, à la tête de Hidrovía S.A., et Jorge Juan Mauricio Balán, président de Industrias Juan F. Secco, ainsi que d’autres responsables d’entreprises notables.

Les accusations portées

La plainte, formulée par la fiscalité et le parquet de la Unidad de Información Financiera, affirme que ces chefs d’entreprise faisaient partie d’un mécanisme de collecte illégale qui, entre 2003 et 2015, a permis le versement de pots-de-vin en échange de contrats de travaux publics.

Les accusations varient en fonction du niveau d’implication des accusés, certains étant accusés de cohecho activo (corruption active) et d’autres pour des actions de complicité, comme c’est le cas pour Julio Daniel Álvarez, inculpé pour encubrimiento (couverture).

Les révélations des indésirables

Une partie des entrepreneurs qui comparaîtront a déjà témoigné en tant que collaborateurs lors de l’instruction. Ils ont fourni des informations sur le système de collecte décrit dans les célèbres cuadernos de l’ex-chauffeur Oscar Centeno. Ils auront l’occasion de compléter ou rectifier leurs précédentes déclarations devant le tribunal.

Détails sur le procès

Lors de l’audience précédente, l’entrepreneur Alberto Tasselli a décrit un schéma de demandes de paiements initiées par l’ancien fonctionnaire Roberto Baratta. Il a révélé avoir fait face à des pressions pour ces paiements, affirmant qu’il se sentait piégé : “Quand on est contraint de payer, on a l’impression de n’avoir aucune issue.”

Taselli a précisé que ses paiements totalisaient environ 300 000 dollars, en clarifiant qu’ils étaient présentés comme des contributions de campagne, sans savoir à quoi ils avaient réellement servi. Il a arrêté ces paiements en raison de l’impossibilité continue de les poursuivre.

Angelo Calcaterra dans la salle d’audience du procès Cuadernos le 31 mars. Il a refusé de témoigner. Photographie : RSFotos

Refus de témoignage

Deux autres collaborateurs, Angelo Calcaterra et Aldo Roggio, ont également décliné de faire une déclaration indagatoire lors de la séance du 31 mars. Ce procès a repris ce mardi après la pause de la Semana Santa.

Structure et organisation du procès

La session est gérée par un tribunal composé de Fernando Canero, Enrique Méndez Signori, et Germán Castelli, tandis que l’accusation est dirigée par Fabiana León. Ce procès vise l’ancienne présidente Cristina Kirchner, accusée d’être la présumée cheffe d’une organisation criminelle, accompagnée de 85 autres accusés, notamment des anciens fonctionnaires comme Julio De Vido et José López ainsi que d’autres entrepreneurs. Les audiences se tiennent les mardis et jeudis à 9 heures, en mode semi-présentiel, permettant aux accusés de se présenter en personne ou via Zoom.



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