La Commission européenne souhaite que les pays de l’UE punissent plus sévèrement la violence à l’égard des femmes. Les États membres devraient désormais classer tous les rapports sexuels non consensuels comme des viols. Si ce n’est déjà fait, les pays devraient également criminaliser les mutilations génitales féminines, le cyberharcèlement et le harcèlement. Le partage non autorisé d’images sexuelles, une pratique connue sous le nom de pornographie de vengeance, devrait également être criminalisé dans tous les États membres. Chaque pays devrait également mettre en place une ligne d’assistance gratuite et un centre de crise s’ils n’existent pas déjà.

Pour tout cela, la Commission veut encore cette année Mise à disposition de 30,5 millions d’euros† La proposition a été présentée mardi après-midi, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

S’exprimant lors de la présentation, la commissaire européenne à l’égalité, Helena Dalli de Malte, a déclaré que les femmes “portent toujours un fardeau discriminatoire qui doit être reconnu et traité”. Dalli a souligné que cela est particulièrement vrai pour les femmes issues de groupes minoritaires.

La tentative de la Commission de mieux intégrer les droits des femmes dans l’UE intervient cinq ans après que le mouvement #MeToo a sensibilisé le public à la violence sexuelle à l’égard des femmes. La proposition découle également de la lutte de l’UE avec le thème. Il y a un mécontentement croissant parmi les pays d’Europe centrale et orientale, en particulier à propos d’un traité antérieur dans ce domaine, la Convention d’Istanbul de 2011. Alors que 45 pays ont signé ce pacte juridiquement contraignant pour les droits des femmes à l’époque, La Turquie s’est retirée de la Convention d’Istanbul l’année dernière. La Pologne menace de faire de même de peur que son “idéologie du genre” ne mette en danger les valeurs polonaises et la tradition chrétienne.

Violence domestique

Selon la Commission, on estime que 1 femme sur 3 dans l’UE face aux formes de violence, du harcèlement sexuel à la violence domestique.

La Commission européenne déclare que la violence en ligne est en hausse, ciblant en particulier les femmes exerçant des fonctions publiques, telles que les journalistes et les hommes politiques. Selon la Commission, la moitié de ces femmes sont victimes de harcèlement en ligne fondé sur le sexe. Le “cyberharcèlement” devrait donc être punissable, selon la Commission; elle définit cela comme un harcèlement et des menaces persistants, comme la surveillance continue des activités de quelqu’un via les médias sociaux.

Les États membres et le Parlement européen doivent encore négocier et accepter la proposition.

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