Nous nous sommes assis sur le canapé, avons regardé l’investiture du président Donald Trump et nous nous sommes serrés la main. Était-ce réel ? Oui, c’était réel. «Ils/Nous allons sur Mars», ai-je dit en ramassant un sac de chips avec ma main gauche.

D’autres accents ont été mis en arrière-plan – le canal de Panama, le Golfe d’Amérique, le chapeau de Melania, les déportations, la pièce de Trump – mais heureusement quelques articles sur le voyage annoncé de Trump sur la planète rouge sont apparus en marge.

CNRC a présenté une communication de Bruno van Wayenburg, journaliste scientifique de garde. Egalement un homme avec qui j’ai un passé au magazine Intermédiaire partie. Très honnête : je ne serais pas surpris s’il était exposé à un moment donné comme un émissaire d’une autre planète. Mais tout est minutieux : dans un style gracieux, Van Wayenburg a fait savoir au lecteur qu’en tant qu’humains, nous n’avons aucune raison d’être sur Mars. La planète est effectivement inhabitable.

« L’atmosphère de Mars est cent fois plus fine que celle de la Terre, et elle gèle généralement à des dizaines de degrés, des combinaisons spatiales spéciales sont donc nécessaires. Les habitants devront cultiver leur nourriture dans un sol martien toxique, sous un soleil faible.»

Abeille Bonjour Pays-Bas Le professeur d’astronomie théorique Vincent Icke a été contrarié par le ton de Trump, qui a parlé de « destin manifeste » dans son discours.

« Aux XVIIIe et XIXe siècles, la destinée manifeste signifiait le retrait complet de la population indienne d’origine du continent. Le fait qu’il utilise cela à nouveau dans le contexte de Mars indique sa façon de penser. Détruire, saisir. (…) C’est tellement faux que je n’ai même pas de mots en néerlandais pour le décrire.»

Heureusement il n’y a rien à détruire sur Mars, d’ailleurs à quoi ça sert ? Les personnes qui s’y rendent doivent y rester, car pour l’instant il s’agit d’un aller simple car la technologie n’est pas encore suffisante pour garantir un retour en toute sécurité. Ce n’est qu’en apportant beaucoup de panneaux solaires – un bon conseil de Van Wayenburg – que les générations futures pourront produire suffisamment de carburant.

Vous renvoyez les gens, ils ne reviennent jamais.

De la musique pour les oreilles du populiste moyen aux prises avec la question migratoire. Il est rassurant de constater que Marjolein Faber et Geert Wilders ne lisent pas NRC et donc Van Wayenburg. Il est également agréable que notre pays réduise l’enseignement scientifique. Nous ne pourrons tout simplement pas construire nous-mêmes une fusée dans les décennies à venir. Heureusement, il n’est pas possible de faire plus ici, mais le moment viendra où nous considérerons cela comme l’une des plus grandes réalisations du cabinet Schoof.

Marcel van Roosmalen écrit une chronique les lundis et jeudis.






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