Le gouvernement doit “soutenir les investissements”, “la compression du crédit” ne doit pas être donnée et il faut procéder à “la baisse du coin fiscal”. C’est l’image esquissée par le président de Confindustria, Carlo Bonomi, dans son discours à la Conférence nationale des chambres de commerce, aujourd’hui à Florence. “Nous avons besoin de deux choses : la première pour soutenir la consommation qui – même dans les familles – ralentit et surtout nous devons soutenir les investissements”, selon Bonomi. Pour le président de Confindustria « ce pays ne peut pas se passer d’investissements. Et si on resserre le crédit, cela devient un problème, une étape très délicate».

Le pays où les impôts sur le travail sont les plus élevés

«Comme Confindustria, nous demandons au gouvernement de faire deux interventions. Une forte relance de l’investissement, l’Industrie 5.0, et pour soutenir les bas revenus, la baisse du coin fiscal. Parce que nous devons remettre plus d’argent dans les poches des Italiens, en particulier sur les bas revenus, et cela ne peut se faire qu’en réduisant les impôts sur le travail. Nous sommes le pays où les impôts sur le travail sont les plus élevés, a observé le numéro un de Viale dell’Astronomia.

Attention Mattarella ne peut pas tomber sur le Pnrr

« Nous avons une belle opportunité, le Pnrr. Et on y ajoute la nouvelle période de sept ans des fonds de cohésion, on parle de près de 400 milliards dans les années à venir. Une opportunité que ce pays ne peut pas manquer. « Nous devons tous rester sur la clôture », comme nous l’a rappelé le président Mattarella. De Gasperi avait dit cela à une époque où l’Italie devait être reconstruite après la guerre après les décombres. Le moment est différent mais l’opportunité du pays est la même. Cet avertissement du président de la République ne peut tomber”. Pour Bonomi « nous sommes tous appelés à nos responsabilités, chacun dans la mesure de sa compétence. La politique, les corps intermédiaires, voire les chambres de commerce. Nous devons tous jouer notre rôle institutionnel, du mieux que nous pouvons, en ne regardant qu’une chose, l’intérêt du pays : plus d’esprit de clocher, plus de batailles identitaires”.

Ralentissement économique au second semestre

En ce qui concerne l’économie, « nous prévoyons un ralentissement au second semestre, et malheureusement les données de la production manufacturière montrent déjà un ralentissement. Et ce chiffre est important car nous savons tous que la production manufacturière commande tout le reste ». Selon le président de Confindustria, «toutes les données disent que la zone euro et les États-Unis ralentiront en 2023. Ce n’est pas comme une Chine qui, après le confinement, va redémarrer de manière très forte. Les pays émergents vont grandir, la zone euro et les Etats-Unis resteront immobiles ».

Face à l’inflation, les politiques de la BCE inquiètent

Une baisse de l’inflation est attendue au dernier trimestre de l’année. «Ce sera une inflation qui sera d’environ 5-6%. Face à cette inflation, on voit des politiques de la BCE qui nous inquiètent parce qu’on a vécu 10 ans de taux négatifs, ce qui était impensable : ce que fait la BCE, c’est aller au-delà du juste contraste qu’il faut faire » et « je ne voudrais pas que le transformer l’inflation en récession. L’ordonnance était bonne, l’opération s’est bien passée mais le patient est décédé.



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