« L’inflation est certes un sujet important mais rappelons qu’en Italie il s’agit d’une inflation importée provoquée par la flambée des prix des matières premières. Heureusement, le coût de l’énergie baisse sensiblement et s’il reste à ces valeurs, à partir de septembre, l’inflation sera réduite de manière très significative ». Ainsi le dirigeant de Confindustria, Carlo Bonomi sur Tg1 en liaison avec Davos, lorsqu’on lui demande s’il partage l’avis des économistes réunis en Suisse, selon lequel l’inflation représente le premier risque pour nos économies dans les années à venir.

Bonomi : les règles ont changé sur la compétitivité US et la Chine, l’UE répond

Quant au chapitre de la compétitivité, « nous sommes face à deux géants, les USA et la Chine qui non seulement changent les règles du jeu mais changent en fait le jeu. Évidemment, c’est un sujet de discussion auquel nous ne pouvons pas penser pouvoir répondre uniquement en tant qu’Italie : c’est une réponse qui doit venir de l’Europe, une réponse qui doit contenir toutes les questions, la durabilité, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, le vert. C’est le vrai défi de l’industrie 5.0 » a ajouté le dirigeant de Confindustria.

Inflation, Sbarra : il faut un pacte pour une nouvelle politique des revenus

Fait alarmant, l’inflation continue de grignoter d’importantes tranches de revenus des ménages. L’heure est venue d’une table entre le gouvernement, les entrepreneurs et les syndicats pour faire avancer un grand pacte anti-inflationniste avec une nouvelle politique des revenus pour maîtriser les prix et les tarifs, freiner la spéculation, stériliser les charges du système, rétablir la baisse des prix droits d’accise sur les carburants et élargir la surveillance des denrées alimentaires et des biens de consommation”. Ainsi le leader Cisl Luigi Sbarra aux micros du Tg1 revient solliciter un nouveau pacte social. “Et puis une baisse décisive et forte des impôts : nous demandons une baisse de 5 points du travail et que la revalorisation intégrale des retraites soit assurée”, conclut-il.

« Redéfinir les paramètres pour réaligner les salaires sur le coût de la vie »

« La négociation reste un formidable outil de sauvegarde du pouvoir d’achat des salaires : environ 7 millions de salariés attendent le renouvellement de leur contrat. Il faut donc responsabiliser les employeurs publics et privés mais aussi faciliter les renouvellements avec des formes d’allègements fiscaux » ajoute Sbarra. Et il précise : “Il faut encourager les investissements pour la croissance et la productivité, mais il faut aussi redéfinir de nouveaux paramètres pour réaligner les salaires sur l’inflation”. S’en est suivi la sollicitation auprès du gouvernement de réfléchir également à une « défiscalisation totale des primes de performance ou à des accords sociaux pour créer les conditions d’augmentation de la masse salariale nette »



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