Les chansons de Robert Smith conviennent aux tests de courage gothiques clichés. Promenades nocturnes dans le cimetière, buvant du vin rouge devant des bougies posées sur les goulots de bouteilles couvertes de cire dégoulinante et dont on passe rapidement la flamme à travers le doigt. Danger et douleur du plaisir.

Les chansons Eerie-Pop de l’homme de 65 ans n’ont pas été et ne sont pas inspirées des films d’horreur

Mais les chansons Eerie-Pop de l’homme de 65 ans n’ont pas été et ne sont pas inspirées des films d’horreur. Mais de la littérature classique.

Le roman d’Albert Camus “L’Étranger” (dans “Tuer un Arabe”) et le poème de Mary Howitt “L’araignée et la mouche” (dans “Lullaby”), par exemple, parlent de la vie et – plus encore – de la mort.

Paroles de décadence

Sur l’actuel Guérir-L’album “Songs Of A Lost World”, le premier après 16 ans d’attente, rappelle à Smith le poète Ernest Dowson, qui a vécu de 1867 à 1900 et qui, avec son poème de la fin du monde “Dregs”, était le modèle pour le premier single, « Alone », fourni. Vous n’êtes pas encore obligé de connaître Dowson. Ce qui est crucial, c’est l’encouragement à s’aventurer dans les couloirs sombres des bibliothèques. Et libérer de leurs toiles d’araignées les vieux volumes de poésie décadente.

Dans la nouvelle chanson “I Can Never Say Goodbye”, dans laquelle Smith traite de la mort de son frère et la décrit comme l’acte violent d’un démon, il cite le roman de Ray Bradbury “Something Wicked This Way Comes” (le titre lui-même est ” Macbeth” -Citation), que les fans de Cure étudieront probablement aussi.

Fonctionne aussi : crooner swing de Bart Howard

Mais, avec toute la gravité. Robert Smith peut aussi être très exalté lorsqu’il s’agit d’amour. Il a écrit un jour « Lovesong » pour sa femme, Mary Poole. Et cite le swing du crooner de Bart Howard : « Fly Me To The Moon ».



ttn-fr-30