Le nom de Bartees Strange existe depuis quelques années comme une grande promesse de la pop noire, quelqu’un qui pourrait s’imposer à tout moment dans le mainstream. Et les raisons de ces prédictions ne manquent pas si l’on regarde les avant-premières phénoménales qui sortent au compte-goutte de leur prochain album, ‘Horror’, prévu pour février 2025.

En Espagne, on a pu le voir il y a un peu plus d’un an en première partie de The National, où il exposait son mélange éclectique (il l’appelle « sonic pastiche ») de styles et d’influences : hip-hop, mais aussi rock à la manière de Neil. Young (dont son père était un grand fan), Funkadelic ou encore Fleetwood Mac.

Ses expériences d’enfance en tant que fils d’un chanteur d’opéra et d’un soldat américain stationné à l’autre bout du monde, en plus de son expérience d’adolescent queer grandissant dans une communauté rurale, ont influencé son art. Une carrière musicale qui a débuté en tant que musicien dans des groupes hardcore.

« Horreur » parle de la peur comme fil conducteur de la vie de Bartees : il s’inspire des histoires effrayantes que sa famille lui racontait lorsqu’il était enfant ou des films d’horreur qu’il aimait quand il était jeune pour surmonter ses difficultés et devenir fort. Parmi ses avancées, le refrain même de « Lie 95 » du Prince et de la Révolution se démarque, mais le véritable joyau du moment est ce spectaculaire « Sober », notre chanson du jour aujourd’hui, qui commence par un clin d’œil évident à « » de Fleetwood Mac. Des rêves’ mais qui évolue vers un refrain surprenant plein de « power chords » et de riffs de guitare super Eighties. Une chanson qui aurait pu cartonner il y a 40 ans mais peut-être aussi en 2025.



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