Légère reprise du PIB de l’Italie au premier trimestre après la stagnation de fin 2022. C’est ce que souligne la Banque d’Italie dans le bulletin économique. «Selon nos modèles – lit le document -, en Italie, l’activité économique aurait légèrement augmenté au premier trimestre 2023, soutenue par le secteur manufacturier, qui bénéficie de la baisse des prix de l’énergie et de l’assouplissement des goulots d’étranglement le long des chaînes d’approvisionnement . Les dépenses des ménages seraient restées faibles, face à une inflation toujours élevée », a-t-il ajouté.
La production industrielle repart à la hausse
Après deux trimestres consécutifs de baisse, la production industrielle repart à la hausse. Selon le bulletin, après la baisse de la production industrielle en janvier (-0,7% sur le mois précédent, contre 1,2 en décembre) « en moyenne au premier trimestre, la production industrielle aurait néanmoins légèrement augmenté par rapport à la période précédente ». L’écart reste important entre le niveau d’activité des secteurs à forte utilisation d’intrants énergétiques et celui du reste du secteur manufacturier. D’avril 2022 à janvier 2023, l’activité s’est contractée de près de 11% dans les secteurs à forte intensité énergétique, contre environ 1% dans les secteurs à faible intensité énergétique.
La consommation des ménages stable début 2023
La consommation des ménages est “stationnaire” au cours des premiers mois de 2023 après la forte baisse de fin 2022. “Les dépenses de consommation – indique le document – ont fortement chuté au quatrième trimestre, reflétant l’impact négatif de l’inflation sur l’achat par les familles, bien qu’en partie atténuée par les interventions gouvernementales ». Au quatrième trimestre, les dépenses se sont contractées par rapport au troisième (-1,6 %), revenant juste en dessous du niveau d’avant la pandémie.
Les salaires augmentent mais la croissance reste modeste
Les salaires augmentent en Italie avec une tendance “modérée” qui le restera en 2023. Cela se produira “également en raison d’un taux de chômage toujours élevé par rapport à celui des autres principales économies de la zone euro”. L’institut central rappelle qu’« au quatrième trimestre 2022, la croissance des salaires horaires de fait dans le secteur privé non agricole s’est établie à une valeur relativement faible (1,7 % sur la période correspondante de 2021), quoique supérieure à celle observée ». Dans le troisième. La tendance a été plus marquée dans l’ensemble de l’économie (4,1 %) et a été soutenue par le versement de paiements uniques pour compenser le retard de renouvellement des contrats dans le secteur public, où les salaires ont augmenté de 11,7 % au cours de la période année précédente. Les salaires contractuels dans le secteur privé non agricole ont augmenté au même rythme qu’au trimestre précédent, alors qu’ils ont légèrement accéléré dans l’ensemble de l’économie (1,5 %, contre 1,2 %). La majorité des contrats de fabrication resteront valables en 2023 et arriveront à expiration entre la fin de cette année et la fin de l’année prochaine : les augmentations attendues pour ces contrats sont conformes aux attentes d’inflation modestes prévalant au cours de la période de deux ans au cours de laquelle ils ont été conclus. signé (2020-21)».
Les taux freinent les crédits mais les dépôts bancaires stables
Dans les mois entre 2022 et 2023, la hausse des taux d’intérêt freine les prêts des banques italiennes (et européennes) qui peuvent cependant compter sur des fonds propres bien plus renforcés et une base de dépôts stable. À la lecture du Bulletin économique de la Banque d’Italie, il est également clair qu’il n’y a pas de problème de pertes en capital sur le portefeuille d’obligations d’État, compte tenu également des bons chiffres sur la liquidité. Par ailleurs, souligne l’institution centrale, “plus de la moitié du montant total des dépôts bancaires détenus par les clients était protégé par des systèmes nationaux de garantie”.

