## La Passion du Sport et la Question Inévitable
“Papá, ¿con quién vamos?”, me demande mon fils chaque fois qu’il s’installe à mes côtés pour regarder du sport. Peu importe le sport, que ce soit le football, le basket-ball ou même le NFL. Si l’Atleti ne joue pas, c’est la seule question qui compte. Il ne lâche pas prise, même si je lui réponds que cela m’est égal ou que je ne fais pas attention. Un Levante-Girona un samedi après-midi, c’est juste pour mes points Fantasy, un défenseur dont j’ignorais l’existence jusqu’à récemment. Il a marqué, et moi, j’insulte l’écran. Adieu les points de la défense. Mais pour Javi, tout cela n’a aucune importance, il insiste : « D’accord, mais si tu dois choisir, avec qui on va ? ».
## L’Attachement à une Nationalité Sportive
À neuf ans, j’étais comme mon fils. Cette nécessité de m’impliquer dans chaque compétition, de célébrer chaque victoire, de soutenir tous les clubs espagnols en Europe. Oui, absolument tous. Mon père, dont l’attachement au football était profond, ne m’a jamais dit de choisir un camp. Il ne m’a jamais dit que les “rossoneri” étaient les nôtres. C’est ça, l’amour du sport.
## Un Amour Universel du Sport
Rodrigo Terrasa dit qu’Emilio Aragón est la meilleure personne d’Espagne. Plus je le connais, plus je suis d’accord avec lui. Récemment, j’ai découvert qu’Emilio est un fervent supporter du Real Madrid. J’ai sauté, presque choqué : “Je t’ai pris la main !”. Mais, sans surprise, sa réponse était pleine de sagesse. En tant qu’enfant émigrant, même avec un père grand supporter du Real, il avait trouvé sa patrie en soutenant tous les clubs espagnols. Cet amour sans condition, sans les couleurs d’un club, est profondément émouvant.
## La Béatitude de la Non-Exclusivité
C’est cela qui est étonnant : cette bonté d’âme, cette passion pure, qui ne prend pas en compte les rivalités. C’est comme si on regardait un enfant de neuf ans, tout en innocence. Est-ce beau, vraiment ? Je me surprends à penser qu’il serait juste que Manchester City en mette cinq à Madrid cette semaine. Je sais que vous ressentez la même chose. Après tout, avec qui allons-nous ?
## La Rivalité Sportive : Un Mal Nécessaire
Il est naturel d’avoir un club préféré. Mais cette frénésie collective autour du soutien inconditionnel à tous les clubs de son pays semble déroutante. N’est-il pas possible de ressentir la passion du sport, tout en défendant un club ? Cette bienveillance envers toutes les équipes peut-elle vraiment coexister avec la rivalité féroce qui existe dans le monde du sport ?
## Conclusion : Choisir son Camps ou Tous les Équipes ?
Alors, la question résonne : “¿Con quién vamos, papá?” Une question simple mais complexe. Pour chaque match, quel sera notre choix ? Choisir un camp ou rester neutre, apprécier le beau jeu tout en étant conscient des rivalités ? Peut-être que, finalement, c’est cette ambivalence qui rend le sport si attachant, aussi déroutant soit-il.
