La Calzada de Tlalpan : Un chantier inachevé à l’approche du Mondial 2026
A cinq jours du début du Mondial 2026, la Calzada de Tlalpan, principale artère menant au Stade Azteca, témoigne d’une transformation incomplète, créant un climat de tension pour ses usagers.
Un contraste frappant entre promesses et réalité
Le décalage entre le discours officiel de modernisation et l’expérience quotidienne des riverains, commerçants et usagers des transports est évident. Les obras inconclusas et les panneaux fermés témoignent d’une mobilité en crise. Ce constat soulève des questions sur la gestion de cet important axe de circulation.
Les défis de la mise en oeuvre des travaux
Les promesses de “movilidad eficiente” s’avèrent être des vœux pieux face aux réalités. En effet, des barrières orange restreignent les voies, obligent les piétons à naviguer dans un environnement chaotique, tandis que près de la moitié des 12 points de passage restent fermés ou en cours de réparation.
- Barricades qui restreignent l’accès et nuisent à la circulation.
- Des délais bien au-delà des prévisions initiales avec des accès limités pour les usagers.
- Une augmentation des temps de trajet pour accéder à commerces et transports.
Une mobilité entravée et des frustrations croissantes
Les file d’attente pour le transport public s’allongent à des niveaux inacceptables, avec des usagers du Métro devant marcher de longs trajets à cause de la saturation du réseau :
- Des temps d’attente atteignant jusqu’à une heure pour accéder aux bus.
- Des bloqueurs et des opérations policières aggravent la circulation déjà problématique.
- Un manque d’ information et de coordination qui suscite l’agacement des résidents.
Un environnement sourd à la festivité anticipée
Les résidents, au milieu des contraintes et des incertitudes, expriment leur exaspération face à une modernisation perçue comme superficielle et déconnectée de leurs besoins. Avec les locataires et les commerçants déplacés, le sentiment d’ incertitude demeure omniprésent.
- Des contrôles d’accès restrictifs, des nuisances sonores, et la poussière perturbent le quotidien de nombreuses familles.
- Les nombreux déplacements et la résistance des habitants se manifestent à travers des protestations fréquentes.
Conclusion : Entre espoir et scepticisme
A l’approche du Mondial, la Calzada de Tlalpan reflète un visage inachevé, marqué par des avancées et des enjeux qui dépasseront largement l’événement sportif. La modernisation doit répondre aux véritables besoins des habitants, loin des simples considérations d’image.

