Le nombre de signalements de menaces graves de la part de députés et de ministres a fortement augmenté. Ce la police a signalé Vendredi. L’équipe des politiciens menacés (TBP) a déjà reçu près de deux fois plus de signalements au cours des neuf premiers mois de cette année par rapport à 2021. Au cours de l’année dernière, il y a eu 588 signalements. Au cours des neuf premiers mois de 2022, plus d’un millier d’alertes ont été reçues.

La gravité des incidents et l’intensité des cas ont augmenté depuis le déclenchement de la pandémie de corona en 2020. Ruud Gründmann, chef d’équipe à la police, déclare que le nombre de menaces “en ligne et physiques” a fortement augmenté depuis lors. Avant le coronavirus, en 2019, il y avait 393 signalements, alors que 1 032 ont déjà été effectués. Les rapports ne débouchent pas toujours sur un rapport, mais selon Gründmann, ils sont caractéristiques de “cette fois”. Il fait référence à une augmentation des troubles sociaux. L’équipe des politiciens en danger se concentre sur les menaces criminelles contre, entre autres, les parlementaires, les ambassadeurs ou les membres de la Maison royale.

Des exemples récents illustrent la gravité des menaces. En janvier, il y avait un homme avec une torche allumée devant la maison du chef du D66, Sigrid Kaag. Max van den B. a été condamné à six mois de prison. Onze hommes qui ont manifesté devant la maison de la ministre Christianne van der Wal (Nature et Azote, VVD) cet été ont été condamnés à des travaux d’intérêt général et à des peines de prison avec sursis. En deux semaines, un homme de 43 ans a posté sur Facebook une condamnation à mort à Hugo de Jonge (Logement public et aménagement du territoire, CDA) et à Kaag. Il a été emprisonné pendant cinq mois, dont deux avec sursis.

Maires et échevins

Bien que les politiciens susmentionnés aient récemment déposé un rapport, il ressort de la Surveiller l’intégrité et la sécurité 2022 que la volonté de signaler est en baisse parmi les administrateurs des offices des eaux, des conseils provinciaux et des municipalités. Ils n’ont signalé que 18 % des incidents. Près d’un quart des personnes interrogées ont déclaré qu’une menace ou un incident “fait partie intégrante de la fonction politique”. De plus, les femmes responsables politiques sont plus susceptibles d’être victimes d’agressions ou d’intimidations en ligne que leurs collègues masculins.

Éthique parlementaire

Cette semaine, la Chambre a débattu des règles de conduite parlementaires. Divers partis, dont ChristenUnie et D66, ne veulent plus accepter les menaces entre eux dans les débats parlementaires. C’est ainsi que Sjoerd Sjoerdsma (D66) racontait récemment dans CNRC qu’une menace contre les tribunaux de son collègue député Pepijn van Houwelingen (FVD) a immédiatement entraîné des menaces de mort peu de temps après. L’un de ses agresseurs a été jugé ce mois-ci.

Vendredi, il est devenu clair que les ministres Ernst Kuipers (Santé, D66) et Karien van Gennip (Affaires sociales, CDA) rendront compte au membre du FVD Van Houwelingen pour avoir tweeté une photo retouchée représentant les ministres avec un drapeau nazi. La Chambre des représentants se débat souvent avec les expressions de ce parti. Lors des Réflexions Politiques Générales, tout le cabinet a quitté la salle pendant le temps de parole du leader Thierry Baudet. Il a suggéré que Kaag aurait pu être formé comme espion. Le ministre De Jonge avait précédemment déclaré qu’en tant que ministre de la Santé, il avait été menacé à la suite de la “folie complotiste” que Baudet propagerait.

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