Les inondations sur la côte est de l’Afrique du Sud ont tué au moins 259 personnes cette semaine. C’est ce qu’ont déclaré mercredi les représentants des autorités régionales aux agences de presse AFP et Reuters. La zone la plus touchée de Durban et des environs aurait connu une quantité record de précipitations ces derniers jours. Les conséquences sont considérables : des dizaines de personnes sont toujours portées disparues, des ponts et des routes ont été détruits et des milliers de maisons sont en ruines.
En 48 heures, plus de 450 millimètres de pluie sont tombés localement, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’institut météorologique national. Cela représente environ la moitié de la quantité de précipitations que les Pays-Bas doivent traiter en moyenne au cours d’une année entière. En raison du mauvais temps, les routes sont sous l’eau et le trafic maritime est temporairement impossible à destination et en provenance du port de Durban, l’un des plus fréquentés d’Afrique. Les glissements de terrain ont creusé d’énormes trous dans la chaussée, l’électricité locale a été coupée et, à certains endroits, les gens n’ont pas accès à l’eau potable.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est rendu mercredi dans la région touchée et a évoqué “une énorme catastrophe”. Il pensait que “seuls d’autres pays comme le Mozambique” sont touchés par de tels événements, mais a plutôt été confronté à “l’un des plus gros incidents que nous ayons jamais vus”.
Selon les scientifiques, la côte sud-est de l’Afrique est vulnérable aux effets du changement climatique en raison de sa situation géographique. Le voisin nord de l’Afrique du Sud, le Mozambique, a été frappé par des inondations meurtrières à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie. Le mois dernier, plus de 50 personnes ont été tuées dans la tempête.

