Pour réduire le risque d’agressions récemment enregistrées contre le personnel soignant, un plan est en vue pour renforcer les postes de police présents dans les lieux les plus exposés au phénomène. Pour ce faire, une photographie des contextes où la fréquence des attaques a été la plus élevée en regardant les interventions ciblées et rapides sera bientôt prête.

Cartographie des hôpitaux en cours

« Les grands centres hospitaliers enregistrent depuis peu de plus en plus d’actes d’agressions contre des médecins et des infirmiers. Au fil du temps, les commissariats proches des hôpitaux avaient été abandonnés ou fragilisés, nous allons donc activer un plan d’expansion progressif”, a anticipé le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi. “Nous sommes en train de cartographier les hôpitaux dans lesquels le plus d’attaques ont été enregistrées et nous aurons les données dans la semaine”, ajoute le responsable de la Santé Orazio Schillaci dans une interview.

Schillaci : indispensable pour décongestionner les urgences

Pourtant, il est indispensable de « décongestionner » les urgences. “C’est peut-être la mesure la plus importante. Il est essentiel – souligne Schillaci – que les patients n’arrivent aux urgences que lorsqu’ils en ont vraiment besoin. Il n’y a qu’une voie : la médecine territoriale. Elle a été jusqu’à aujourd’hui le maillon faible de notre système de santé, mais il est aujourd’hui indispensable de la renforcer, de la mettre à niveau, de la recycler. Il doit y avoir d’autres endroits où ceux qui sont malades reçoivent les premiers soins”.

Ordonnances des médecins : le but est d’éviter les agressions

Sur les attaques contre les médecins, « le premier objectif doit être de les éviter. Ce serait la perspective optimale » au-delà des mesures de sécurité comme l’envoi immédiat de la police, comme dans la directive proposée par le ministère de l’Intérieur aux préfectures pour garantir une intervention rapide en cas de violence. Selon le président de la Fédération nationale des ordres médicaux, il faut mettre en place « toutes les initiatives qui évitent les conflits. Il y a deux possibilités pour cela », explique-t-il. « La première est la dissuasion, donc en utilisant la présence des forces de l’ordre, ou de l’armée, dans les hôpitaux si le gouvernement devait évaluer qu’il n’a pas suffisamment de personnel de sécurité publique pour superviser chaque salle d’urgence. Et en ce qui concerne les autres structures, gardes territoriales et sanitaires, il ne doit plus y avoir de médecins seuls dans des lieux isolés : ils doivent être organisés dans des bâtiments où il y a d’autres personnels », prévient le président des médecins.

« Améliorer la communication pour réduire les conflits »

L’autre possibilité, ajoute-t-il, “c’est de parler aux citoyens. Il faudrait donc adopter la procédure qui prévoit un personnel adéquatement formé à communiquer avec les citoyens pour les informer. Nous avons besoin de “médiateurs” capables d’expliquer ce qui se passe, en évitant les situations d’aggravation. Améliorer la communication réduit les conflits». Le thème n’est pas seulement celui de garantir l’arrivée rapide des voitures de police ou des carabiniers dans les lieux de violence, « mais c’est avant tout la prévention. Ce qui peut être fait immédiatement, c’est améliorer les conditions de travail des opérateurs, la communication avec le citoyen». En tout cas, “la présence de la sécurité publique auprès de l’Armée est un puissant moyen de dissuasion pour éviter les épisodes de violence”.



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