Asse : Critiques sur le report de la récupération des déchets nucléaires

Une urgence pour la récupération des déchets

Les opérateurs de l’ancien site de stockage de déchets nucléaires à Asse, dans le Landkreis Wolfenbüttel, sont sous pression pour accélérer l’extraction des fûts contenant des déchets radioactifs moyens. Cette situation est martelée par des défenseurs de l’environnement, des scientifiques et des municipalités, qui réclament une prise de conscience urgente concernant les risques encourus.

Dans un document fondamental, il est stipulé que la récupération des déchets nucléaires devrait s’effectuer via l’ancien puits d’Asse, en raison du retard de l’autorisation pour un nouveau puits. La Bundesgesellschaft für Endlagerung (BGE) a annoncé que la construction du nouveau puits pour l’extraction de tous les fûts ne serait pas achevée avant 2039. Ce retard suscite des inquiétudes, compte tenu que les fûts contenant des déchets radioactifs représentent près de la moitié de la radioactivité totale du site.

Pourquoi 2039 est jugé trop tard

La BGE a informé que la chambre d’entreposage à 511 mètres de profondeur est dans un état critique, avec un plafond nettement affaissé et des fûts recouverts de sels tombés du plafond. Les acteurs de ce cycle d’extraction insistent sur la nécessité d’une discussion ouverte sur toutes les options de fermeture, y compris le rapatriement partiel des déchets. Cette urgente demande a été formulée par le « Runde Tisch Asse II », qui désire des actions immédiates.

Récupération repoussée à une date incertaine

D’après Iris Graffunder, la directrice de la BGE, les travaux de récupération initialement prévus pour 2033 ne peuvent plus être tenus. Le nouveau puits, Asse 5, doit d’abord être construit, avant que d’autres mesures, tant sous terre qu’au-dessus, ne puissent commencer. Des infrastructures additionnelles, comme des entrepôts et des nouvelles voies souterraines, seront également nécessaires pour faciliter le transport des fûts. Ainsi, l’horizon de récupération reste flou et s’étend indéfiniment.

Un besoin alarmant d’intervention

Actuellement, le site d’Asse abrite environ 126 000 fûts de déchets radioactifs faibles et moyens. En mars, la BGE a révélé que le début de l’extraction des déchets serait à nouveau reporté. Des révisions de planification constituent une raison majeure de l’absence d’un plan d’action concret à ce jour.

Des craintes de saturation

La BUND Niedersachsen, une organisation de protection de l’environnement, exprime de sérieux doutes quant à la volonté de récupérer le matériel radioactif. Il se pourrait que la BGE prépare plutôt une inondation du site, une affirmation soutenue par le ministre de l’Environnement du Land de Basse-Saxe, Christian Meyer. Ce dernier a exprimé son indignation face à la perspective que la décision de récupération prise par le Bundestag soit repoussée indéfiniment en faveur d’une potentielle inondation des lieux.

L’instabilité du site

Les fûts, qui ont été stockés dans les années 1960 et 1970, doivent impérativement être retirés. Cependant, l’ancien mine de sel est jugé instable et de l’eau s’y infiltrerait régulièrement, exacerbant ainsi les préoccupations concernant la sécurité des déchets entreposés.

La situation actuelle à Asse souligne à quel point une action rapide et déterminée est indispensable face aux défis posés par la gestion des déchets nucléaires en Allemagne. Des décisions doivent être prises, non seulement pour assurer la sécurité environnementale mais également pour apaiser les préoccupations des communautés locales.



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