La poussée des Renzians : 1,2 million pour le visage de Calenda

Sur la question financière, la réponse est venue du loyaliste de Matteo Renzi, Francesco Bonifazi : « Il faut rappeler qu’Italia Viva a contribué à parts égales à Action à toutes les campagnes électorales du Troisième Pôle. Le choix de la répartition de l’argent a été pris par le sénateur Calenda qui a opté dans la grande majorité des cas pour des panneaux publicitaires portant son visage et son nom. Italia Viva a actuellement versé plus d’un million et 200 mille euros. Quant au futur 2 pour mille, il ira évidemment à la structure légitimée par le Congrès démocrate”.

Soupçons sur la décision de centraliser tous les pouvoirs d’Iv

Le fait est que le mot “futur” semble faire référence à une époque lointaine. Bref, la crainte de Calenda est que Renzi, maintenant qu’il s’est lancé dans l’aventure du Réformiste pour aller “au-delà du Troisième Pôle”, freine le projet commun et attend l’évolution des événements – à commencer par le sort de Forza Italia après Berlusconi – avec un journal à la main et Italia viva toujours debout. Calenda et ses partisans se sont également méfiés de la décision prise par Renzi en décembre dernier de centraliser toutes les procurations d’Italia Viva sur lui-même en tant que président du parti : pourquoi un tel choix si on s’oriente vers la construction d’une maison commune après dissolution ? De plus, du point de vue de Calenda, cette centralisation des pouvoirs sur Renzi rend également difficile le travail dans les commissions communes qui doivent rédiger le manifeste des valeurs du nouveau parti et établir ses règles statutaires, puisque les représentants de Renzi n’ont plus le droit de faire décisions (Ettore Rosato, par exemple, n’est plus le coordinateur national).

La demande de congrès contestable : le nom de Marattin

Pourtant la force des choses semble conduire les deux vers une forme d’armistice déjà dans les prochaines heures : la demande d’avancer dans le projet de parti unique est également arrivée hier soir de l’assemblée des parlementaires renziens. Mais pour les Renziens, il faudra tenir un vrai congrès, pas un plébiscite en faveur de Calenda : « Nous avons convenu qu’à l’automne naîtra le parti unique avec un congrès contestable – dit Marattin -. Le reste, ce sont des questions techniques, bureaucratiques».

Troisième pôle: c’est une rupture entre Renzi et Calenda

Le divorce n’en vaut pas la peine : 50 000 euros en jeu pour chaque élu

La réalité est que le divorce ne convient à personne : un retour à deux partis ferait perdre au Troisième Pôle les effectifs des groupes uniques au Parlement, perdant ainsi également le financement public réservé aux groupes : environ 50 000 euros par député et par an (9 au Sénat et 21 à la Chambre). Le pouvoir des choses, le pouvoir de l’argent. Et ce n’est pas tout : le vrai point faible du parti unique constitutif du Troisième Pôle semble être la cohabitation entre deux leaders à forte personnalité, puisque sur la ligne politique et sur les politiques il y a accord complet.

L’avertissement des eurodéputés : rupture incompréhensible

Et c’est d’Europe que vient l’avertissement : « Il serait vraiment difficile d’expliquer les malentendus controversés d’aujourd’hui à ceux qui, en Europe, regardent avec espoir le parti unique du Troisième Pôle comme une référence pour Renew Europe. Nous avons eu un premier résultat important dans les politiques, nous avançons, sans hésitation», déclare le député européen Renzian Nicola Danti. Pendant ce temps, les “cousins” radicaux de Più Europa, qui désignent à Strasbourg le même groupe démocrate libéral créé par le président français Emmanuel Macron, regardent : l’union des forces pour les élections européennes de 2024 est prévue. Ou y avait-il?



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