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Décès de María Victoria Calle Correa : Une icône de la justice colombienne
Le 21 décembre 2025 a été un jour de deuil pour le système judiciaire colombien avec le décès de María Victoria Calle Correa, la première femme à présider la Corte Constitucional. Son départ, survenu à Medellín, a suscité un flot de réactions de la part d’institutions et de personnalités du secteur, reconnaissant son héritage et son engagement en faveur des droits fondamentaux.
Un hommage institutionnel
La Corte Constitucional, où Calle Correa a exercé en tant que magistrate de 2009 à 2017, a témoigné de son profond respect. Elle a précisé qu’elle “est partie en paix, entourée de sa famille et de l’immense reconnaissance de tous”. Cette déclaration fait écho à son rôle déterminant lorsqu’elle a fait obstacle à la seconde réélection d’Álvaro Uribe Vélez.
Le Conseil d’État et la Juridiction de la Contentieux Administratif ont également exprimé leur chagrin, tout en mentionnant son lien familial avec Gustavo Gómez Aranguren, ancien président de cette institution. Même le président Gustavo Petro a présenté ses condoléances, témoignant de l’impact que Calle Correa a eu sur le paysage judiciaire colombien.
Un héritage respecté
La Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP) l’a décrite comme une “juriste exceptionnelle et un modèle de justice constitutionnelle en Colombie”. Cet hommage a été partagé par d’autres figures du droit, comme l’ex-magistrat José Gregorio Hernández et l’ex-ministre de la Justice Wilson Ruiz, qui ont tous deux souligné son intégrité et son dévouement au service de la justice.
Iris Marín, la Défenseure du peuple, a exprimé sa tristesse en disant : “Nous disons au revoir à une juriste incroyable, référence d’impartialité et de justice.” Sa succession a également été reconnue par Natalia Ángel, actuelle magistrate de la Corte Constitucional, qui a salué son courage et son indépendance.
Un parcours académique impressionnant
Née à Medellín le 8 mai 1959, Calle Correa a bénéficié d’une solide formation académique, obtenant son diplôme de droit à l’Université de Medellín et des spécialisations en droit administratif et en droit du travail dans des institutions prestigieuses telles que l’Université de Salamanca.
Sa carrière a été marquée par des contributions significatives dans le secteur public et privé, notamment en tant que secrétaire juridique de la Gouvernance de Risaralda et vice-présidente juridique de La Previsora Seguros S.A. Sa nomination à la Corte Constitucional en 2009, sur proposition d’Uribe, a marqué un tournant dans sa carrière.
Un impact durable sur la justice colombienne
Au sein de la Corte, Calle Correa a participé à des décisions marquantes, tels que la déclaration d’inconstitutionnalité sur la loi visant à permettre une seconde réélection présidentielle. Elle a aussi été une fervente défenseur des droits des minorités et du mariage égalitaire, ancrant plus avant son nom dans l’histoire de la justice constitutionnelle en Colombie.
Même après son départ pour des raisons de santé en 2017, elle est restée engagée dans le monde académique, enseignant le droit constitutionnel à l’Université Libre de Pereira, où elle a reçu la distinction de l’Ordre Étoile de Risaralda pour ses contributions à la région.
Conclusion
Le départ de María Victoria Calle Correa laisse un vide immense dans le système judiciaire colombien. Son héritage et son engagement continuent d’inspirer de nombreux juristes et défenseurs des droits de l’homme à travers le pays.

