Le radiodiffuseur public a annoncé le changement lors de la présentation de la programmation d’automne de ses chaînes de télévision et de radio. Les émissions matinales distinctes pour chaque province sur Radio 2 seront supprimées. Elle sera remplacée par une nouvelle émission “nationale” avec Peter Van de Veire, qui fait son retour à la radio avec. Van de Veire prêterait toujours attention aux régions dans le nouveau programme entre 6h et 9h.

Pour le gouverneur du Limbourg Jos Lantmeeters (N-VA), la décision de la VRT est inacceptable. “J’ose même appeler cela scandaleux”, semble-t-il. “Mais ce n’est pas vraiment une surprise. La VRT avait déjà indiqué depuis un certain temps vouloir se concentrer moins sur l’information régionale. En 2015, des mesures avaient déjà été prises pour fermer les rédactions régionales dans les cinq provinces flamandes, mais heureusement, cela a été inversé. Aujourd’hui, une autre étape a été franchie pour créer plus de distance entre le Limbourg et Bruxelles, et je ne suis absolument pas d’accord avec cela.

« C’est mon travail de faire en sorte que les Limbourgeois se sentent écoutés. Ils veulent savoir ce qui se passe dans leur quartier et l’actualité régionale est nécessaire pour cela. Cette nouvelle fait aussi du bien aux gens, mais ce n’est pas ce qui les préoccupe à la VRT. A Bruxelles, ils sont plus soucieux de leurs grandes vedettes que de l’avis du petit peuple.

Prochaines étapes

Le gouverneur de la province de Flandre occidentale Carl Decaluwé, comme son collègue du Limbourg, n’est pas satisfait de la suppression. “C’est une décision très malheureuse. Pour moi, ça sent l’uniformité et une forme d’économies », confie-t-il à Belga.

Selon Decaluwé, le diffuseur public rate une occasion de resserrer les liens avec les provinces et le changement ne profitera pas à la VRT. « Nous pouvons également entendre des émissions matinales normales sur les autres stations de radio. Je ne sais pas si la Flandre occidentale attend Peter Van de Veire.” Decaluwé évoquera la situation avec le ministre flamand des médias Benjamin Dalle (cd&v), un autre membre du parti.

« Les avis des autres gouverneurs suivront bientôt. En tout cas, je ne vais pas en rester là”, a déclaré Lantmeeters. «Je vais examiner quelles mesures je peux prendre exactement et je vais également consulter les autres gouverneurs de province. C’est absolument inacceptable.”

On note également une réaction inquiète de Cathy Berx, gouverneure CD&V de la province d’Anvers. « Les auditeurs sont – à juste titre – attachés au bloc matinal de Radio 2 : c’est une excellente source d’information régionale. Il n’y a pas de meilleur canal pour tenir les gens informés des nouvelles de leur environnement familier. La préoccupation de mon collègue Jos Lantmeeters est donc aussi la mienne. Son appel est, espérons-le, une main tendue pour reconsidérer la décision et laisser ce que les auditeurs apprécient tant.

La VRT a déjà annoncé qu’elle consultera les maires et les gouverneurs dans les prochaines semaines. « Je tiens à souligner que le diffuseur public ne se focalisera pas moins sur l’information régionale », déclare le porte-parole de la VRT, Jan Sulmont. “En fait, il y aura toujours sept bulletins régionaux chaque jour, à des heures fixes.”

La décision n’est pas une surprise totale pour les syndicats, déclare Carlos Van Hoeymissen d’ACV Transcom. “Cela est conforme aux plans annoncés par la direction.” Le syndicaliste comprend que la VRT répond aux évolutions des comportements de visionnage et d’écoute. “Nous devons maintenir notre portée.”

Dallé

Le ministre des Médias Benjamin Dalle a également réagi à l’annonce. Dalle comprend l’inquiétude, mais souligne qu’il faut aussi donner à la VRT la possibilité de présenter ses contenus de manière moderne et en phase avec les usages des médias et les attentes de l’usager des médias d’aujourd’hui et de demain. C’est ce que cela donne dans une déclaration.

Dalle demande à la VRT d’expliquer également ses plans régionaux sur le terrain. « L’information régionale est l’ADN de Radio 2, et elle doit le rester », déclare Dalle. « La VRT doit pouvoir décider de manière autonome de la manière dont cela doit être réalisé. Mais il faut que les choses soient claires : cette décision ne doit pas conduire à une moindre attention pour l’actualité régionale. Le radiodiffuseur public doit continuer à se concentrer fortement sur les nouvelles régionales et les histoires régionales.



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