Obligation d’indiquer sur les produits la destination des bénéfices et le destinataire de l’association, le montant ou la part destinée à cet effet, et sanctions de 5 000 à 50 000 euros, avec possibilité de suspension de l’activité pendant un an en cas de violations répétées : c’est ce que prévoit le projet de loi sur la transparence sur l’utilisation caritative des produits provenant de la vente de produits, attendu le 24 janvier sur la table de la réunion préparatoire du Conseil des ministres du 25 janvier. L’autorité antitrust est chargée d’imposer des sanctions.

Les obligations requises pour ceux qui donnent à des œuvres caritatives

Il existe également l’obligation, avant de mettre les produits sur le marché, d’indiquer à l’Autorité les informations obligatoires, ainsi que le délai dans lequel le montant destiné à la charité sera versé. Dans les trois mois suivant ce délai, le producteur doit notifier le paiement à l’Autorité. «Dans les cas moins graves – c’est prévu dans le projet – la sanction est réduite jusqu’à deux tiers. En cas de récidive de l’infraction, la suspension de l’activité est ordonnée pour une durée d’un mois à un an.

Ce qui doit être indiqué sur les produits

Les éléments suivants doivent être indiqués sur l’emballage des produits dont les profits sont en partie destinés à des fins caritatives : « le bénéficiaire des profits de l’organisme de bienfaisance ; les fins auxquelles les produits de l’organisme de bienfaisance sont destinés ; le montant total alloué à l’œuvre caritative, s’il est prédéterminé » ou, à défaut, « la part en pourcentage du prix de vente ou le montant alloué à l’œuvre caritative pour chaque unité de produit »

Des amendes pouvant aller jusqu’à 50 mille euros

L’amende – de 5 000 à 50 000 euros – sera versée aux sites de ceux qui ont été « épinglés » par l’Antitrust, tant le fabricant que l’influenceur qui a fait la publicité du produit. Pas seulement. L’Autorité antitrust fournira également un avis, notamment par l’intermédiaire des médias. Au paragraphe 3 de l’article 4 – relatif aux « contrôles et sanctions » – il est en effet indiqué noir sur blanc que « l’Autorité de la concurrence et des marchés publie, également par extrait, les mesures de sanctions adoptées sur une rubrique spécifique de son site Internet institutionnel, sur le site Internet du producteur ou professionnel sanctionné, dans un ou plusieurs journaux, ainsi que par tout autre moyen jugé approprié au regard de la nécessité d’informer pleinement les consommateurs, aux soins et aux frais du producteur ou professionnel”. Malheur à ceux qui pensent pouvoir s’en tirer en ignorant la mesure. « En cas de non-respect des dispositions du présent paragraphe – précise la loi –, l’Autorité applique une amende administrative comprise entre 5.000 euros et 50.000 euros ».

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