L’été est maintenant arrivé et les Pouilles se préparent pour la saison balnéaire. Attention toutefois, si vous comptez rejoindre le talon de la péninsule italienne en avion, sachez qu’à l’atterrissage à l’aéroport de Brindisi il n’y aura plus d’yeux attentifs sur la tour de contrôle pour surveiller le bon atterrissage de l’avion. Ne vous inquiétez pas : l’avion sera probablement encore plus surveillé qu’avant. Sauf que le contrôle ne s’effectuera plus en direct mais depuis une salle de contrôle entièrement équipée.

Inauguration avec le ministre Giovannini

La première tour de contrôle à distance (tour numérique à distance) gérée par ENAV a été inaugurée à l’aéroport de Brindisi, en présence, entre autres, du ministre des Infrastructures, Enrico Giovannini, du président de la région des Pouilles, Michele Emiliano, par le président de l’ENAC, Pierluigi De Palma. La salle est située à l’intérieur de l’aéroport, mais ce n’est qu’un point de départ. D’ici 8 ans, ENAV prévoit de pouvoir contrôler à distance la moitié des 45 aéroports italiens.

La vue reproduite par 18 caméras et 13 moniteurs

Grâce à des systèmes matériels et logiciels de pointe, les contrôleurs aériens peuvent gérer toutes les opérations de décollage, d’atterrissage et d’assistance au sol à partir d’un module de tour à distance (Rtm) qui peut également être positionné à plusieurs kilomètres de l’aéroport. . Au sein de ce système, les contrôleurs ont non seulement une meilleure vue que depuis la tour de contrôle conventionnelle, mais ils peuvent également disposer d’une série d’outils qui les assistent dans la gestion du trafic aérien, augmentant la sécurité et l’efficacité opérationnelle de l’aéroport. Dans cette salle à distance, une reconstruction exacte du panorama à 360 ° visible depuis une tour de contrôle traditionnelle est réalisée et cette vue d’ensemble est garantie par 18 caméras fixes qui reportent les images sur 13 moniteurs haute définition positionnés à l’intérieur de la tour numérique. Grâce à des systèmes basés sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, il est possible d’intégrer des images de caméra avec d’autres données qui permettent la traçabilité d’objets et de véhicules en mouvement directement dans la présentation visuelle du panorama, avec des niveaux de précision et d’exactitude supérieurs à ceux de la œil humain.

À l’avenir, les petits aéroports seront ouverts plus longtemps

Grâce à la création de tours de contrôle à distance sur certains aéroports avec moins de trafic à l’avenir, le service de contrôle du trafic aérien 24 heures sur 24 sera étendu, avec des effets positifs conséquents sur le tourisme et le trafic de fret. La gestion simultanée de plusieurs tours de contrôle à distance dans un seul centre opérationnel deviendra une réalité d’ici quelques années, et ENAV gérera les décollages, les atterrissages et l’assistance au sol d’une manière de plus en plus efficace et flexible, réduisant les coûts pour les compagnies aériennes, la gestion des entreprises et territoires.

En savoir plus

Les hubs de Padoue et de Brindisi

Le nouveau plan industriel de l’ENAV, approuvé ces derniers mois, prévoit la réorganisation de l’espace aérien national, aujourd’hui basé sur quatre centres de contrôle (Rome, Milan, Padoue et Brindisi) en centralisant le contrôle des routes sur Rome et Milan et sur Padoue et Brindisi, les deux hubs – parmi les plus grands d’Europe – pour la gestion, via des tours distantes, des aéroports de moins de 70 000 mouvements par an. Aujourd’hui, garder ouvert un aéroport petit à moyen (et il y en a plus de la moitié en Italie) coûte trop cher aux compagnies aériennes, qui doivent payer les tarifs ENAV encore plus du double par rapport aux autres aéroports. L’entreprise, en effet, doit prévoir et organiser le personnel pour maintenir l’aéroport ouvert, en le planifiant longtemps à l’avance. La télécommande permettra de dépasser ces limites, elle pourra accueillir la grande flexibilité dont les compagnies aériennes ont besoin, encore plus après le Covid.



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