Les négociateurs du Parlement européen et des États de l’UE se sont mis d’accord sur une loi sur la chaîne d’approvisionnement. L’objectif est de demander des comptes aux grandes entreprises si elles profitent du travail des enfants ou du travail forcé en dehors de l’UE, selon des communications du Parlement européen et des États de l’UE publiées jeudi. Les grandes entreprises doivent également créer un plan pour garantir que leur modèle économique et leur stratégie sont compatibles avec l’accord de Paris sur le changement climatique, ont annoncé les États de l’UE.
Il est également envisagé que les entreprises puissent être tenues responsables devant les tribunaux européens si des violations des droits de l’homme se produisent dans leurs chaînes d’approvisionnement. L’accord doit encore être confirmé par le Parlement et les États membres de l’UE, mais il s’agit généralement d’une formalité.
La présidente de la commission du marché intérieur du Parlement européen, Anna Cavazzini, a parlé d’une bonne journée pour les droits de l’homme, mais elle aurait souhaité voir des règles encore plus strictes en matière de protection du climat et de l’environnement. L’homme politique vert a également souligné que la loi européenne sur la chaîne d’approvisionnement va au-delà de la loi allemande et que davantage d’entreprises sont couvertes par ces règles. Une loi sur la chaîne d’approvisionnement est en vigueur en Allemagne depuis le début de l’année.
Le professeur de droit européen et député européen SPD René Repasi a souligné que la loi rend les entreprises allemandes responsables des manquements au devoir de diligence, qui était jusqu’à présent exclu dans la loi allemande sur la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises pourraient être tenues responsables en vertu du droit civil et des demandes de dommages et intérêts pourraient par exemple être formulées.
Les politiciens syndicaux, tout comme les représentants du monde des affaires, ont déjà exprimé des critiques à l’égard de la loi. Ils craignaient qu’il y ait trop de bureaucratie pour les entreprises et que cela les place dans une position concurrentielle désavantageuse par rapport aux entreprises de pays tiers qui ne sont pas concernés par les règles. (dpa)

