BRSSEL (dpa-AFX) – Les hôpitaux, les réseaux énergétiques et les autres infrastructures critiques de l’UE seront à l’avenir mieux protégés contre les cyberattaques et les catastrophes naturelles. Les négociateurs des États de l’UE et le Parlement européen se sont mis d’accord mardi à Bruxelles pour renforcer les règles de sécurité applicables aux réseaux et aux systèmes d’information, comme l’a annoncé la présidence française du Conseil de l’UE. Cela vise également à faire face aux dangers des crises sanitaires telles que la pandémie de corona.
Selon la Commission européenne, qui a présenté une proposition correspondante fin 2020, onze secteurs sont concernés par les nouvelles règles. Parmi eux figurent les domaines de l’énergie, des transports, de la banque, de la santé, de l’eau potable et de l’administration publique. “Il est crucial de protéger notre économie et notre société des menaces physiques qui pourraient entraîner une perturbation des services essentiels à la vie quotidienne des citoyens et au fonctionnement de notre marché intérieur”, a déclaré la vice-présidente de la Commission européenne, Margaritis Schinas.
Selon les nouvelles règles, les États de l’UE devront développer à l’avenir des stratégies nationales et des analyses de risques régulières afin d’identifier les infrastructures critiques. Les infrastructures elles-mêmes doivent également préparer ces analyses de risques et, si nécessaire, prendre des mesures pour accroître leur résilience. Il est également prévu d’introduire un système de sanctions. Il est destiné à permettre l’imposition d’amendes si les opérateurs ne respectent pas les exigences de sécurité.
Le Parlement européen et les États de l’UE doivent encore confirmer formellement l’accord de mardi. Une fois les nouvelles règles entrées en vigueur, les pays ont 21 mois pour les transposer en droit national./wim/DP/ngu

