Les audaces mesures de tri des déjections canines à Tres Cantos

Les parcs de la ville de Tres Cantos, comme ceux d’autres municipalités espagnoles, sont souvent ornés de bancs, de fontaines… et de déjections de chien. Ce problème, qui perdure depuis des années, rappelle les responsabilités que les propriétaires de chiens ont envers leurs concitoyens. Cependant, un tournant est désormais amorcé grâce à des initiatives audacieuses.

Une approche innovante grâce à l’ADN

Pour lutter contre ce fléau, plusieurs municipalités en Espagne ont mis en place des bases de données ADN pour identifier les chiens dont les propriétaires ne ramassent pas les excréments. Tres Cantos a franchi le pas : le conseil municipal a récemment activé un système pour sanctionner les propriétaires en infraction. À l’origine, ces mesures semblaient de lointaines menaces, mais la pratique se met en place avec des résultats concrets.

Les enjeux et la réglementation

Selon l’ordonnance municipale, les propriétaires d’animaux doivent impérativement ramasser les déjections de leurs chiens dans toute zone fréquentée par des piétons. Le non-respect de cette règle peut entraîner des amendes allant de 300 à 600 euros, selon la gravité de l’infraction et si le contrevenant est un récidiviste.

Le censo génétique canin : un projet ambitieux

Un recensement nécessaire

Il y a un an et demi, le conseil municipal de Tres Cantos avait annoncé son projet de créer un « censo génétique canin ». Cela vise à identifier les déjections abandonnées en enregistrant les informations génétiques des animaux dans le système. En 2024, une campagne intitulée « Soy de Tres Cantos, lo llevo en el ADN » a été lancée pour encourager les citoyens à inscrire leurs chiens. La collecte d’une simple échantillon de salive, facturée 40 euros, s’est révélée essentielle.

Pratiques et conséquences

Cette initiative ne s’est pas limitée à des bonnes intentions. Le conseil municipal a intensifié ses efforts et a organisé des journées de collecte des excréments pour faire appliquer cette nouvelle réglementation. La surprise est survenue lorsque les premiers contrevenants ont été identifiés grâce à l’ADN, avec des sanctions annoncées pour ceux qui ne respectaient pas la norme.

Un enjeu de santé publique et de bien-être animal

Les bénéfices d’un recensement

Cette mesure ne vise pas uniquement à réduire la prolifération des déjections canines. Comme le souligne le conseiller municipal de la santé publique, le recensement a également pour but de protéger les animaux. Il permet de les retrouver en cas de perte ou de maltraitance, tout en soutenant des actions judiciaires contre les auteurs de négligences.

Un phénomène qui s’étend à d’autres villes

Tres Cantos n’est pas seule dans cette initiative. De plus en plus de municipalités en Espagne, incluant des villes comme Málaga, Santa Eulària et Alcalá de Henares, adoptent des mesures similaires pour contrôler les déjections canines via des systèmes d’ADN. Ces efforts ont déjà montré des résultats positifs, comme la réduction des plaintes liées aux déjections dans certaines localités.

Conclusion

La lutte contre les déjections canines à Tres Cantos est un exemple de la manière dont l’innovation peut améliorer la qualité de vie en milieu urbain. En combinant la technologie avec une approche réglementaire stricte, les municipalités visent un environnement plus propre, tout en garantissant le bien-être des animaux et la sérénité des citoyens.



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