La pluie a à peine laissé respirer l’Espagne depuis le début de l’année 2026. L’ensemble du pays connaît des précipitations généralisées, souvent intenses et persistantes.
Grazalema, épicentre des précipitations intenses
La ville de Grazalema, dans la province de Cadix, a été évacuée récemment en raison de la météo extrême. Cette région est actuellement à la limite de la capacité d’absorption des sols et des réservoirs, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes.
Les raisons de ces précipitations exceptionnelles
Selon l’Agence météorologique espagnole (AEMET), l’intensification des pluies s’explique par une circulation atmosphérique polaire intense, qui favorise le passage de nombreuses tempêtes. Ce phénomène est accentué par un vent d’ouest puissant et un temps de mer tumultueux.
Une onde de courant-jet très marquée a provoqué des intrusions d’air froid, permettant aux tempêtes de circuler à des latitudes plus basses. De plus, un anticyclone des Açores s’est maintenu à une latitude inhabituelle, permettant à ces dépressions de l’Atlantique d’atteindre la péninsule ibérique.
Un mois de janvier exceptionnel
Bien que janvier 2026 ne soit pas le mois le plus pluvieux de l’histoire, il a néanmoins été l’un des plus humides. Le mois dernier a enregistré 119,3 millimètres de précipitations en moyenne en Espagne, plaçant janvier 2026 comme le deuxième janvier le plus pluvieux depuis 2001, et le septième depuis 1961.
Commentaires sur les précipitations de février
D’après Rubén del Campo, porte-parole de l’AEMET, les premières cinq jours de février ont vu des pluies dépassant le triple des normes habituelles dans presque toute l’Espagne, à l’exception de certaines régions. Grazalema a particulièrement souffert, avec plus de 900 mm de pluie accumulés en seulement cinq jours.
Les records battus à Grazalema
Le 3 février, Grazalema a connu le deuxième jour le plus pluvieux jamais enregistré en Espagne avec 577 litres par mètre carré, seulement devancé par un événement survenu en 2024. Depuis le début de l’année, la ville a déjà dépassé les 2000 litres de précipitations.
Un phénomène climatique atypique
Cette situation est décrite comme exceptionnelle, avec une série de tempêtes marquées par des impacts significatifs. Les météorologues notent que de tels événements ne se produisent qu’une à deux fois par génération.
Rétention d’eau dans les réservoirs
Concernant les ressources en eau, la réserve hydrique espagnole atteint actuellement 67,3 % de sa capacité, une augmentation significative par rapport aux semaines précédentes. Certaines cuves atteignent même plus de 90 % de leur capacité, ce qui est encourageant pour les réserves d’eau du pays.
Perception des nouvelles perturbations
La situation ne semble pas prête à se stabiliser. Une nouvelle tempête nommée Marta est prévue pour le week-end, apportant encore plus de pluie, particulièrement dans les régions déjà touchées. Toutefois, vers le 14 février, un anticyclone pourrait amener une certaine normalité.
Il est crucial de suivre les prévisions météorologiques pour naviguer dans cette période humide exceptionnelle. Les impacts de ces pluies continuent d’être observés dans les réservoirs, la végétation et les économies locales.

