DOGMAN
Taper: mélodrame canin
Direction: Luc Besson. Avec Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Christopher Denham, Clemens Schick, John Charles Aguilar, Grace Palma, Marisa Berenson

Dans les coulisses avec les chiens du « Dogman » de Luc Besson.

A l’origine il y a une histoire vraie, celle d’un garçon qui a été forcé par son père à vivre dans une cage avec des chiens.: comprendre comment un être humain qui a subi ce type d’humiliation peut grandir (et dans le film personne ne lui est épargné) est ce que le film veut montrer et que, séance après séance, le protagoniste racontera à un psychologue criminel à qui il s’est vu confier son dossier (la raison pour laquelle il est en prison sera découverte petit à petit).

Mais ce qui apparaît immédiatement clairement, c’est de quel côté se situe le réalisateur (et avec lui le film), soucieux de gagner l’empathie du public et nous faire comprendre que les animaux sont définitivement meilleurs que les humains.

Caleb Landry Jones dans « Dogman » de Luc Besson (photo de Shanna Besson).

Le résultat est une histoire résolument exagérée, faite pour encourager effrontément les humiliés. et les offensés et se réjouissent de leur vengeance, avec un protagoniste quelque part entre Joker et le professeur obèse de La baleinequi ne trouve naturellement de compréhension que chez ceux qui sont marginalisés comme lui (ainsi que chez les chiens) et que l’interprétation de Caleb Landry Jones, extraordinaire pour transmettre la douleur et la tristesse que Besson charge sur le personnage le rend émouvant et inoubliable. Parfait pour le remettre en lice à l’Oscar.

Pour ceux qui sont convaincus que les animaux sont meilleurs que les humains.

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