Cela peut arriver plus rapidement qu’on ne le pensait initialement. Un changement ou une perte d’emploi ou encore des arriérés d’assurance élevés peuvent avoir pour conséquence qu’un locataire ne soit pas en mesure de payer son loyer pendant un mois, voire plusieurs mois d’affilée, et se retrouve ainsi en retard de loyer. Dans ce cas, un propriétaire peut-il saisir directement ?
La réponse est oui. Selon l’article 562 du Code civil, un propriétaire peut toujours saisir les objets du locataire si celui-ci ne respecte pas ses obligations de paiement. Selon FinanceScout24, la perte de loyer, les demandes de dommages-intérêts dues à un bien locatif endommagé, les indemnités d’utilisation et les demandes pour défaut de déclaration de défauts peuvent également être des motifs de saisie.
Toutefois, si le propriétaire souhaite exercer son droit de saisie, il ne peut pas simplement entrer dans l’appartement loué et emporter avec lui les objets du locataire si celui-ci n’y consent pas. Le propriétaire doit demander un titre au tribunal local. Un huissier peut alors entrer officiellement dans l’appartement, apposer un sceau sur les biens du locataire susceptibles d’être saisis et ensuite les vendre aux enchères publiquement. Si l’argent récolté aux enchères est supérieur à ce qui est nécessaire, la différence sera versée au locataire.
Qu’est-ce que les propriétaires peuvent saisir ou non ?
Cependant, en cas de saisie, les locataires n’ont pas à s’inquiéter de la saisie de leur alliance ou d’objets essentiels comme des vêtements. Tout d’abord, le propriétaire ne peut saisir que ce qui appartient réellement au locataire et ce qui a été apporté dans l’appartement par le locataire. Cela exclut les objets empruntés ou loués ou les biens du partenaire qui habite dans l’appartement mais qui n’est pas nommé dans le contrat. De plus, les objets appartenant aux colocataires ou sous-locataires, la voiture et les autres objets situés à l’extérieur du bien loué ne peuvent être saisis. Enfin, l’huissier n’est pas autorisé à saisir les objets indispensables à la vie. Il s’agit notamment du lave-linge, des couverts, des vêtements ou encore du réfrigérateur. Cela s’applique également aux biens nécessaires au travail, comme un ordinateur portable pour le bureau à domicile ou des vêtements de travail.
En fin de compte, ce qui peut être saisi, c’est tout ce qui reste dans l’appartement. Cela inclut l’argent liquide, les meubles, le piano ou d’autres objets possibles. Une autre exception concerne les alliances ou les objets ayant une valeur non matérielle. Bien que ceux-ci ne soient pas indispensables, ils ont une grande valeur personnelle pour le locataire.
Le locataire n’est pas autorisé à sortir les objets à saisir de l’appartement
Si une saisie est constatée, le locataire commet une infraction pénale s’il retire de l’appartement les objets à saisir. C’est ce qu’on appelle également le balayage des dépôts. Même si le locataire déménage, il doit laisser les objets à saisir dans l’appartement. Cela s’applique à partir du moment où le propriétaire fait usage de ses droits de saisie et les notifie, précise Advocard.
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