Un opulent patchwork rock-électro progressif aux accents seventies et aux souvenirs dansés.
Si vous utilisez votre imagination, vous pouvez imaginer que les 65 minutes de musique contenues dans cet album ont été créées dans le garage d’une maison de ville du nord de Londres. Mais au fond : les dix morceaux de Steven Wilson parcourent les galaxies dans un vaisseau spatial à des années-lumière ; ils sont imagination, odyssée spatiale ou image sonore (comme quelqu’un l’a si bien écrit : une peinture d’Escher faite avec du son).
En plus de l’album, un ensemble limité de livres et de CD sera publié avec des versions alternatives, des mixages instrumentaux, des remixes (y compris ceux du Radiophonic Workshop), des enregistrements stéréo haute résolution et des illustrations supplémentaires. Les compositions de ce codex portent la signature sauvage de Wilson des productions plus anciennes dans un opulent patchwork rock-électro progressif. Sa pièce maîtresse est “Impossible Tightrope”, une symphonie spatiale alimentée par des guitares métalliques et des chants choraux, qui sonne parfois comme si un club de cadets de l’espace avait joué le SEIGNEUR DES ANNEAUX de Bo Hansson dans Hadès.
«What Life Brings» rappelle Pink Floyd vers MEDDLE, et par instants aussi, une des meilleures équipes de Canterbury des années 70, dirigée par Robert Wyatt. « Time Is Running Out » arrive dansant comme le Genesis relancé d’un garage électro beat. C’est un immense morceau de musique, et il est encore une fois question de temps, de souvenirs, de tout ce que nous pouvons emporter avec nous – en cas de doute, même dans l’immensité de l’espace. La bande originale d’un film qui mérite absolument d’être réalisé.

