Avec son sixième album, le Britannique revient à la musique électronique expérimentale.

Une chose qu’on ne peut pas retenir de James Blake : ses premiers morceaux fragmentés, déconstruits et minimalistes basés sur la bass music britannique pointaient loin vers l’avenir pop des années 10. Avec son premier album JAMES BLAKE en 2011, mais surtout avec ses EP qu’il enregistre à partir de 2009 pour des labels comme Hemlock Recordings, R&S et Hessle Audio, le Britannique est devenu un prodige de la nouvelle musique électronique.

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Certains de ses collègues l’ont également vu de cette façon. Blake a ensuite produit et/ou écrit des chansons pour des superstars comme Beyoncé, Frank Ocean, Kendrick Lamar, Jay-Z, Travis Scott et Rosalía, qui voulaient aussi un peu de sa crédibilité underground. Mais ses propres albums allaient de plus en plus dans le sens d’une pop électronique radio-friendly qui ne transmettait qu’un vague sentiment de James Blake, plus récemment sur FRIENDS That BREAK YOUR HEART en 2021.

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Avec son sixième album PLAYING ROBOTS INTO HEAVEN, Blake revient à ses racines. Il expérimente à nouveau avec les voix, les sons, les structures des chansons. « Tell Me », par exemple, comporte plus de rebondissements que ses deux derniers albums réunis. « Fall Back » est un morceau de house minimal sans faille. Et les fans attendent depuis trois ans la sortie régulière du morceau soul déconstruit “He’s Been Wonderful”, que Joy Orbison a joué pour la première fois dans son émission de radio BBC 1, et maintenant il est là. Il semble que le monde de la musique électronique expérimentale ait récupéré James Blake.

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