La nouvelle loi canadienne oblige les géants de l’internet à payer pour les nouvelles affichées sur leurs plateformes.

La décision de Google rendra les informations plus difficiles d’accès. Photo d’illustration. Igor Stevanovic / Alamy Banque D’Images
Le géant de l’Internet Google a décidé de ne plus montrer de nouvelles aux Canadiens. Meta, la société mère de Facebook et Instagram, prévoit également de faire de même.
– Il est donc difficile pour les Canadiens d’accéder aux nouvelles en ligne et pour les journalistes d’atteindre leur public, a déclaré Google dans son blog.
Avec la décision de Google, le contenu des médias d’information canadiens n’est plus accessible par l’intermédiaire de leurs moteurs de recherche ou de leurs services d’information.
Nouvelle loi en arrière-plan
Google a pris sa décision après l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi dans le pays, qui oblige les entreprises technologiques à payer pour afficher du contenu d’actualités. À l’avenir, les entreprises technologiques seront tenues de conclure un accord commercial avec les médias d’information visibles sur les plateformes.
Meta et Google ont été accusés au Canada de saper la position et les revenus des médias en distribuant gratuitement du contenu d’information. La nouvelle loi a été élaborée pour aider les médias d’information.
– La perte de revenus pour les agences de presse canadiennes n’est pas seulement un problème pour les journalistes, c’est un problème pour tout le pays, Vice-Premier Ministre du Canada Chrystia Freeland déclaré.
Freeland est également un ancien journaliste.
Une interdiction similaire en Australie
L’autorité parlementaire du budget du Canada a estimé qu’avec la loi, les revenus des médias d’information provenant des plateformes numériques augmenteraient au total d’environ 330 millions de dollars canadiens (230 millions d’euros) par an.
La loi s’appuie sur la réglementation des médias made in Australia (New Media Bargaining Code), qui est la première au monde à obliger les géants de l’internet à payer pour les contenus d’information sur leurs plateformes.
C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse AFP.

