Grand Prix de Melbourne retentissant: Max Verstappen a dû abandonner au 39e tour des 58 officiers en raison d’une panne de moteur qui a entraîné un abandon immédiat. Une “étrange odeur” et donc le champion en titre pour la deuxième fois en 2022 reste à pied. Perez, deuxième, fait bien son travail, mais ce n’est pas suffisant : la compétitivité de Ferrari et la maturité de Leclerc donnent une autre leçon à l’écurie championne du monde, mais aussi à Mercedes, championne du monde des constructeurs en titre et première prétendante de Ferrari en le classement actuel des “marques”.
Deuxième succès pour Leclerc
La vraie nouveauté, c’est la domination incontestée de la rousse. Disposant d’un monopole dès le premier tour, l’abandon de Verstappen ne change rien à la beauté de la course de Leclerc, qui s’impose devant Perez et Russell. Deuxième succès de 2022, qui l’amène à être encore plus solidement le leader mondial grâce à une performance irréprochable en style et en force. Il grimpe ensuite à 71 points, dont 26 remportés aujourd’hui seulement, dont le meilleur tour. 46 la longueur de la marge sur Verstappen n’aurait pas pu être imaginée même dans une série télévisée particulièrement optimiste et biaisée. Une bonne surprise mais pas une garantie scellée à la cire. Il s’agit (seulement) de la troisième course du championnat du monde le plus long de l’histoire, il est donc très tôt pour faire le bilan : Mercedes et Red Bull ont encore le temps de remonter au sommet de la compétitivité mais, pour le moment, l’Italie et Monaco vont pouvoir célébrer avec joie une splendeur technique et humaine enviable. Pour mémoire, il n’est pas moins important pour le Britannique de fêter le premier podium de Russell en Mercedes et le deuxième de sa carrière. Avec la grande satisfaction d’être devant un nom encombrant comme celui d’Hamilton.
Leader incontesté du début à la fin
Beaucoup de choses de ce dimanche resteront indélébiles dans la mémoire. Ça part du bord sur le drapeau à damier : plus de 20 secondes sur Perez et un peu plus sur Russell. Comme mentionné, un podium important pour l’Anglais en est un autre important pour Perez, qui s’avère de plus en plus être le “deuxième” pilote le plus utile chez Red Bull. Hamilton insurmontable, pourtant quatrième, a le meilleur sur un bon Norris et Ricciardo, qui amènent McLaren au rang de quatrième équipe ce week-end. Albon, Ocon, Bottas et Gasly ont également marqué des points. Trois retraites, aux noms épais. En qualifications, le jeune pilote Ferrari a capitalisé sur le week-end difficile de Max Verstappen, signant la pole position de ce Grand Prix qui revient en Australie après 3 ans d’absence pour cause de Covid. Et aussi le rythme de course du Monégasque a toujours été remarquable : tours rapides après tours rapides. Leader incontesté du début à la fin. Comme mentionné, indépendamment de la retraite de Verstappen qui, en fait, ne l’a jamais vraiment menacé de près. Pour la deuxième fois Verstappen a donc jeté des points très importants pour des fautes qui ne sont pas les siennes. La crise de leurs moteurs est très pénalisante : Gasly, par exemple, en est déjà à sa troisième unité de puissance de l’année.
Homme Sainz, plus de préparation et moins d’instinct
Côté spectacle, la course n’a pas toujours été animée, aussi parce que les changements de piste, qui la rendaient plus rapide, ont également gêné les dépassements dans certains secteurs : moins de freinages, moins d’occasions et pas de quatrième zone DRS. En l’absence d’accident au départ, tout s’est plutôt bien passé à l’exception de quelques voitures de sécurité, virtuelles et réelles. Les rapports de force entre les équipes ont été immédiatement compris. En fait, au tour 10, Perez récupère d’Hamilton, qui s’était illustré par un départ agressif comme dans les meilleures années, puisqu’il avait dépassé la McLaren de Norris et, en fait, la “deuxième” Red Bull du Mexicain. Homme Sainz. Qui, peut-être, n’a pas le talent cristallin de Leclerc mais, comme son père, champion de rallye inoubliable, il a besoin de beaucoup étudier à table. Arriver préparé pour le but avec un peu plus de préparation et moins d’instinct. Ce fut la première et la plus amère tournure de cette course. Dans les premières étapes, alors qu’il dépassait Mick Schumacher à l’extérieur, il est parti seul dans l’herbe puis il n’a plus pu tenir la voiture : s’est retrouvé dans les graviers, les roues patinaient. Triste image : à ce stade il est probable qu’il décrétera une “hiérarchie” au moins provisoire dans l’équipe, vu les brillants résultats de Leclerc. Quelque chose que nous voulions éviter ou, au moins reporter, d’autant plus qu’en 2021 l’Espagnol avait terminé le championnat des coureurs avec le meilleur score.
Mercedes toujours en crise
Mais en 2022, ne plaisantons pas : Red Bull semble toujours pas à la hauteur des rouges, tandis que Mercedes est toujours en pleine crise. Il faut donc que Ferrari s’écarte le plus vite possible pour mettre le plus de points possible entre Leclerc et tout autre adversaire. Twist aussi pour Vettel, au 22e tour. En sortie de courbe, il est allé trop accélérer alors qu’il était un peu “à cheval” sur le vibreur, de plus en plus haut ces dernières années. A cause des monoplaces 2022, avec un fond au contraire plus bas que par le passé, il arrive que dans des cas comme celui-ci les pneus ne parviennent pas à bien toucher le sol : donc la voiture est allégée et, si les températures de fonctionnement sont pas idéal, lorsque l’adhérence est retrouvée, la voiture perd le contrôle, tourne et, dans ce cas, pointe vers le mur. Personne n’a été blessé, mais cela a provoqué la deuxième voiture de sécurité à cause de débris et Vettel a dû abandonner. George Russell gagne beaucoup d’argent tout de suite. Hamilton, en revanche, reste dans le trafic et ce n’est pas la première fois qu’en 2022 les voitures de sécurité ne lui sont pas aussi favorables.

