Les municipalités ont encore un peu plus d’un mois pour décider d’adhérer ou non à la trêve fiscale. De nombreuses voies s’offrent aux collectivités territoriales. En effet, les maires peuvent faire totalement abstraction des définitions facilitées introduites par la dernière manœuvre, et dans ce cas ils n’ont rien à délibérer et peuvent continuer à exiger le paiement intégral des parts de capital, pénalités et intérêts comme si de rien n’était. Si, en revanche, ils veulent signer la « trêve » avec leurs contribuables, ils doivent le faire d’ici le 29 juillet en choisissant parmi un très large paquet d’options : les entités pourront décider simultanément de la suppression totale ou partielle et retrait, ou un seul des deux mécanismes .
Indiquant les différentes voies possibles pour les administrations locales, une note vient d’être publiée par l’Ifel, l’Institut Anci des finances et de l’économie locale, qui illustre tous les effets opérationnels des nouvelles règles fiscales sur les recettes locales et propose également un modèle complet de résolutions. La trêve, précise l’Ifel, comprend également “des actes émis par des entreprises internes” comme, par exemple, les bulletins Tari émis directement par les gestionnaires de la collecte et de l’élimination des déchets.
Le cadre réglementaire de référence a été élaboré en deux temps : car après la manœuvre, qui a introduit l’extrait pour les dossiers jusqu’à mille euros pour les années 2000-2015 et la casse pour les charges confiées au collecteur jusqu’au 30 juin 2022, la loi de conversion du dernier décret-loi (décret législatif 34/2023) est intervenu, qui a adapté les mécanismes aux particularités des recettes locales. Le champ d’action de la trêve s’est également étendu aux injonctions utilisées par les Communes, désormais très majoritaires, qui confient les recettes à des concessionnaires privés, et envisage désormais la possibilité d’une annulation partielle, limitée aux pénalités et intérêts (ou seulement aux ces dernières en cas d’amendes).
Dans la reconstruction offerte par l’Ifel, les administrations locales peuvent se déplacer dans ce panorama articulé avec un maximum de liberté. Commune que vous allez, trêve que vous trouvez, donc. Car l’autonomie fiscale peut s’exercer à plusieurs niveaux. Les institutions pourront choisir si et quels outils utiliser, mais pas seulement. Ils devront également décider du nombre d’échéances et des modalités à respecter pour le paiement des dettes gratifiées, des modalités avec lesquelles le contribuable pourra adhérer à l’offre locale, des délais de présentation de la demande et de la dates auxquelles l’administration ou le concessionnaire qui s’occupe du recouvrement devra adresser au débiteur la communication sur le montant des sommes encore dues. «L’adoption du règlement – prévient l’Ifel – n’implique aucune suspension généralisée des dettes définissables, qui ne fonctionnera qu’après la présentation de la demande. Il faut donc veiller à prévoir dans le règlement la suspension des délais de paiement relatifs aux échéances déjà en cours.
Cependant, la liberté des Communes s’arrête devant les Colonnes d’Hercule représentées par la sphère objective et l’horizon temporel des trêves fiscales. En pratique, si l’établissement décide d’activer l’enlèvement ou la mise au rebut, il devra le faire pour toute la période fixée par la réglementation étatique (2000-2015 pour l’enlèvement, 2000-30 juin 2022 pour le quater de déchirage) et pour tous les revenus . Par exemple, il ne sera pas possible d’autoriser la suppression des amendes et non de l’Imu ou inversement.


