Après huit jours d’attente, la version finale du rapport semestriel sur le Pnrr est arrivée au Parlement le 8 juin, la première de l’ère Meloni, enrichie des 437 pages de la deuxième section dans laquelle l’état d’exécution de chaque mesure est passé en revue ministère par ministère. Par rapport aux premières versions du texte, les changements concernent les détails du recensement sur les interventions en difficulté, alors que sur le plan politique le changement de cap assez net est à noter dans le paragraphe destiné aux Communes dans lequel « l’intense engagement » des maires et leur « contribution significative aux résultats obtenus jusqu’à présent », comme le prévoyait le Sole 24 Ore du 8 juin.
22% des objectifs à atteindre d’ici juin ont au moins un élément de faiblesse
Dans la radiographie définitive, les mesures qui présentent au moins un élément de faiblesse s’élèvent à 118, soit 22% du total des 527 objectifs du Plan entre les jalons et les cibles à atteindre d’ici juin 2026. Les obstacles qui, selon le Gouvernement, entravent le chemin vers la mise en œuvre du programme est de nature diverse et remonte à deux familles ; celui des “circonstances objectives”, qui incluent l’inflation, la pénurie de matières, les déséquilibres entre l’offre et la demande et l’impréparation du tissu productif, et celui bureaucratique, qui va des difficultés réglementaires, administratives et de gestion aux véritables erreurs de gestion et de reporting.
Interventions en difficulté
Les deux secteurs les plus en difficulté, caractérisés par toutes les faiblesses indiquées dans le rapport, sont confirmés comme les investissements contre les inondations et l’instabilité hydrogéologique et ceux dans l’assainissement et l’assainissement, mais les tableaux gouvernementaux énumèrent également les trains à grande vitesse parmi les interventions les plus touchées Brescia- Le chemin de fer de Padoue, les nouvelles centrales éoliennes et photovoltaïques flottantes, le développement du biométhane, la 5G, les partenariats pour la recherche et l’innovation “Horizon Europe” et, comme on le sait, le plan de développement Cinecittà.
Deux éléments de faiblesse sur quatre caractérisent au contraire l’hydrogène pour le transport routier (l’objectif du 30 juin qui prévoyait la construction de 40 stations-service est bloqué à 35), le développement des métros, tramways et bus, les chemins de fer régionaux, les liaisons diagonales c’est-à-dire les hautes -la capacité ferroviaire de l’Adriatique à la mer Tyrrhénienne, l’électrification des chemins de fer du sud, les plans pour la qualité de vie dans les villes et les nouveaux systèmes de gestion des déchets.
Le remodelage
Les points d’achoppement, on le voit, concernent les projets les plus caractéristiques et les plus attendus du Pnrr dans tous les domaines. Preuve de la complexité du travail de remodelage dans lequel est engagé le ministre Raffaele Fitto, qui a conclu hier des accords bilatéraux avec le chef de l’économie Giancarlo Giorgetti et son collègue de l’éducation et du mérite Giuseppe Valditara. Ce matin ce sera le tour de Marina Calderone (Lavoro). Les réunions rapprochées se poursuivront pour définir les propositions de révision en temps utile pour la visite à Rome des techniciens de la Commission, prévue la semaine prochaine. Dans les intentions de l’exécutif, ce sera le début officiel des négociations sur le nouveau Pnrr italien.


