Le nombre de faillites d’entreprises en Allemagne a également augmenté en février. Les tribunaux de district allemands ont signalé 1 362 demandes d’insolvabilité d’entreprises, soit 20,3% de plus qu’au même mois l’année dernière, comme l’a annoncé vendredi l’Office fédéral de la statistique. Selon les autorités de Wiesbaden, le nombre de faillites d’entreprises ne cesse d’augmenter depuis août 2022.

Les tribunaux de district ont évalué les créances attendues des créanciers à près de 3,2 milliards d’euros. La plupart des faillites d’entreprises en février concernaient la construction avec 237 cas et le commerce, y compris l’entretien et la réparation de véhicules automobiles avec 234 cas.

En avril, des signes d’apaisement sont apparus. Selon les informations préliminaires des statisticiens, 14,1% de faillites standard en moins ont été demandées par rapport au mois de mars. En février (plus 10,8 %) et en mars (plus 13,2 %), ils avaient augmenté par rapport au mois précédent respectif. L’autorité a souligné que les demandes d’insolvabilité n’entrent dans les statistiques qu’avec un retard de plusieurs mois.

Ces dernières années, les aides d’État et l’obligation partiellement suspendue de déposer une demande d’insolvabilité ont conduit à des faillites d’entreprises de faible niveau malgré les crises corona et énergétique. L’association professionnelle des administrateurs d’insolvabilité et des administrateurs en Allemagne considère l’augmentation actuelle comme une normalisation.

Selon l’association, le nombre de faillites d’entreprises en février de l’année en cours était encore bien inférieur à la valeur pré-corona de février 2019. Cependant, certains secteurs sont particulièrement touchés par la hausse. “Le changement de comportement des consommateurs, la hausse des taux d’intérêt, les taux d’inflation élevés et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée affectent particulièrement le commerce de détail stationnaire, l’industrie de la construction, mais aussi le secteur de la santé”, a expliqué le président de l’association, Christoph Niering.(dpa)



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