Plus d’un milliard d’euros. C’est le montant des “amendes” et sanctions payées par l’Italie à l’Union européenne pour six procédures d’infraction qui pèsent sur notre pays. Le “compte rendu” présenté aux Chambres en mars dernier par le ministère de l’Economie, en concertation avec celui des Affaires européennes, est mis à jour par le Service de la qualité des actes réglementaires du Sénat avec un dossier élaboré pour analyser le rapport du MEF sur la impact financier des actes et procédures judiciaires et précontentieux avec l’UE.

Un rapport qui chiffre, au 31 décembre 2021, les amendes contre nous au 31 décembre 2021 à 877,9 millions.La liste comprend 281,8 millions pour les nouvelles décharges en Campanie et 252,8 millions à nouveau pour les décharges abusives dans tout le pays et aussi les 114 millions pour la non-récupération des aides accordées aux entreprises de la région de Venise et Chioggia. Mais les experts de Palazzo Madama soulignent que, “puisqu’aucune des infractions n’a encore été archivée au stade de la condamnation, les sommes versées par l’Italie à titre de sanction sont, du fait de la poursuite des astreintes, nettement supérieures à celles indiquées” du document gouvernemental, qui a un horizon jusqu’au 30 juin 2022. D’où la demande de présenter des rapports avec des données mises à jour à la fin du semestre précédant celui de présentation.

83 procédures d’infraction sont actuellement en cours

Le rapport présenté au Parlement par le ministère de l’Économie fait état de 91 procédures d’infraction pendantes au 30 juin 2022 : 59 pour violation du droit de l’UE et 32 ​​pour non-application des directives. Mais les experts du Sénat soulignent qu’en réalité, au moment de la transmission du document (mars 2023), “il y a 83 procédures d’infraction contre l’Italie, dont 59 pour violation du droit communautaire et 24 pour défaut de transposition des directives”. Le Service pour la qualité des actes réglementaires ajoute que “les procédures pour lesquelles le paiement des sanctions pécuniaires est en cours restent inchangées”.

Près de 680 millions d’amendes pour des litiges dans le secteur de l’environnement

Sur les six faits ayant donné lieu au paiement d’amendes pour un peu moins de 880 millions fin 2021 (passant à plus d’un milliard en mars 2023), près de 680 millions sont imputables à des litiges dans le secteur de l’environnement. A commencer par l’inachèvement de la capacité de traitement-élimination des déchets en Campanie (affaire “ecoballe”) : la Cour de justice de l’UE a condamné notre pays à verser à la Commission européenne une somme forfaitaire de 20 millions d’euros et une astreinte journalière de 120 mille euros jusqu’à ce que des structures adéquates (décharges, centres de valorisation énergétique des déchets et usines de valorisation) soient construites et pleinement opérationnelles. Au 31 décembre 2021, le compte était déjà passé à 281,8 millions.

Ensuite, il y a le jugement sur le dumping illégal : fin 2021, il coûtait déjà 252,8 millions à la suite d’une amende de 40 millions, accompagnée de 42,8 millions supplémentaires pour chaque semestre (donc, nous aurions maintenant atteint près de 340 millions). Une autre “amende” qui a atteint 142,8 millions fin 2021 est celle infligée pour non-transposition des règles de l’UE sur le traitement des eaux usées : le système d’assainissement et le faible recours aux stations d’épuration sont visés.



ttn-fr-11