Un maxi-panier de services nouveaux ou renouvelés, offert par le Service national de santé aux citoyens “quels que soient leur lieu de résidence et leurs revenus”: c’est ainsi que le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, a donné le feu vert aux nouveaux niveaux d’assistance essentiels (Lea), c’est-à-dire l’offre de soins gratuits ou payants au sein du NHS. La Dpcm a été approuvée en Conférence État-Régions après plus de six ans d’attente et de nombreuses négociations sur les méthodes et les moyens.
Entrée en vigueur
Pour donner corps à la demande de soins et de services de la part des patients, les deux tarifs de soins spécialisés ambulatoires et d’assistance prothétique qui constituent la véritable nouveauté du décret et qui entreront en vigueur respectivement en janvier et avril 2024. Au total plus de 3 000 services (2 108 uniquement pour le spécialiste) dans lesquels se « rajeunit » une offre publique de soins, qui remonte souvent aux années 1990.
L’actualité “débloquée” par la disposition
Capsules vidéo jetables pour le diagnostic, tests innovants pendant la grossesse, ensemble complet de services pour la procréation assistée, suivi de la maladie cœliaque, tests génétiques et cytogénétiques, radiothérapie et hadronthérapie pour les tumeurs et tests moléculaires pour caractériser les mutations tissulaires, révision totale des services de réadaptation et des aides robotiques pour les personnes handicapées, les communicateurs oculaires et les fauteuils roulants de haute technologie, les membres artificiels et les systèmes de reconnaissance vocale et de pointage du regard. Voilà quelques exemples d’innovations “déverrouillées” par la disposition auxquelles d’autres devraient déjà s’ajouter dans les mois à venir.
A partir d’une dot de 400 millions
Les moyens « sont là », garantis par le ministère de la santé qui a reçu le visa MEF, et pourront encore croître : pour l’instant on part d’environ 400 millions (402,3 millions pour être précis) et tout de suite un tableau de suivi avec le ministère de l’Économie lui-même – fortement sollicité par les présidents de région qui gardaient jusqu’à hier la provision au congélateur, craignant que les répercussions économiques n’aggravent les budgets de la santé dans divers cas à risque d’impayés – évaluera les dépenses réelles.
Nous envisageons une mise à jour continue
Avoir enfin bouclé la Dpcm « mère » sur la Léa, sur laquelle le gouvernement précédent avait déjà beaucoup travaillé, mais retrouver le mur des gouverneurs, va nous permettre de prévoir immédiatement la poursuite de la mise à jour des tarifs. Pour ce match, les 200 millions annuels alloués par la loi de finances pour 2022 sont déjà sur le terrain. « Dès demain – a expliqué Schillaci – nous évaluerons également la possibilité d’introduire de nouveaux services avec un compte de résultat : la médecine évolue constamment et six années est une période inacceptable pour un pays moderne comme l’Italie». Le défi est d’époque : « D’un côté – a poursuivi le ministre – nous avons l’innovation et de l’autre une population italienne particulièrement vivace, nous devons donc agir en synergie à la fois sur la prévention en essayant de réduire les maladies chroniques transmissibles qui auront une grande impact sur les années à venir, et de continuer à investir et à rendre les routes plus efficaces ».

