Là la mort, le 5 avril dernier, du coureur Andrea Papi, 26 ans, originaire du Val di Sole, tué par un ours (une fille de 17 ans, JJ4) alors qu’il courait sur les sentiers du mont Pellier dans le Trentin, a braqué les projecteurs sur le carnivore le plus grand et le plus charismatique d’Europe. Mais aussi sur notre rapport à la nature. Parce qu’une partie de la responsabilité est dans le notre gestion de l’habitat.

Le coureur attaqué par l’ours et les “représailles”

L’Oipa Parlé de “Représailleslia avec des méthodes sommaires, qui a des ours en ligne de mire que les ours font». La référence est à la demande d’hier de Président de la Province Autonome de Trente Maurizio Fugatti pour avoir tué un autre ours. Mj5, un spécimen de 18 ans qui a attaqué un randonneur de 39 ans dans les bois de la vallée de Rabbi le 5 mars, à quelques kilomètres de l’endroit où Papi a été attaqué un mois plus tard. Ispra, l’Institut supérieur pour la protection et la recherche environnementales, a déjà accepté la demande. De plus. Fugatti a déclaré qu’il souhaitait également la mort de l’ours M62 qui “n’avait pas d’actes d’agression mais était en confiance avec les centres habités”.

La chasse à l’ours bat son plein

Ce temps La chasse à l’ours Jj4 a pris vie, avec l’installation de pièges sur le mont Peller pour pouvoir le capturer. On ne sait toujours pas si l’animal est toujours accompagné de chiots. Et le Plan d’action interrégional pour la conservation de l’ours brun dans les Alpes du centre-est (Pacobace) qui autorise l’abattage des ours, interdit celui des ourses avec oursons.

Un ours dans la région des Dolomites de Brenta, dans le Trentin.

Le Tar suspend l’ordre d’abattage

Aujourd’hui, le tournant : le tribunal administratif régional de Trente a suspendu laordre d’abattage des ourses Jj4. Cela a été rapporté par la Ligue Anti-Vivisection (Lav Italia). Ces derniers jours, l’association avait envoyé à la fois à Fugatti et au ministre de l’Environnement Gilberto Pichetto Fratin le projet de transfert de Jj4 vers un refuge sûr. Comme l’a rapporté le Lav, représenté par l’avocat Linzola, le Tar a accepté les raisons formulées par la Ligue elle-même. Il y a deux ans, le Tar annulation la première ordonnance qui a décrété la mort de Jj4 après une attaque sur père et fils (Fabio et Christian Misseroni) dans les bois.

La mère du coureur tué : “Ce n’est pas la faute de l’ours”

Même la mère du coureur tué avait demandé grâce pour l’animal. Dans une lettre publiée par son avocat, France Ghirardinila mère de Andrea Papi, l’écrit clairement : «Ce n’est pas la faute de mon fils, ni celle de l’ours. La faute doit être recherchée dans la mauvaise gestion de ceux qui ont géré, au fil du temps, le projet Life Ursus, aujourd’hui devenu incontrôlable».

L’histoire des ours dans le Trentin

Au cours des 20 dernières années, depuis la réintroduction de l’ours dans la région, il n’y avait eu que 7 interactions agressives, rappelle le WWF, dont aucune avec des conséquences mortelles. Eh bien, le problème existe. Le projet Vie Ursus, qui proposait de ramener l’espèce menacée dans la région, prévoyait environ 40/60 spécimens. Au lieu de cela, il y en a une centaine. Mais surtout ils sont “entassés” dans un territoire qui est plus ou moins un quart du Trentin.

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Pas seulement. Si elles sont encore en phase d’adaptation, la population n’a pas été éduquée à la coexistence avec les animaux, dans une zone touristique et fortement anthropisée.

Pour cette raison, WWF Italie appelle à la bonne gestion de l’épisode. De sorte que ne remettent pas en cause la qualité de la conservation de la population d’ours des Alpesqui est l’une de ses batailles historiques.

L’ours craint l’homme

“Le recours à l’éloignement doit, et il est toujours bon de le rappeler, être en tout cas la dernière solution”, explique l’association.

Mise en garde contre ceux qui “surfent” sur la vague émotionnelle pour souligner le danger lié à la présence d’ours (et de grands carnivores en général) dans l’espace alpin. « Il est important de rappeler, même après cet événement, que les ours craignent normalement les humains et gardent leurs distances, en essayant d’éviter les rencontres rapprochées».

Dans la nature, le risque zéro n’existe pas

LEDans la nature, le risque zéro n’existe pas, mais il peut être fortement réduit, réitère le WWF (rappelant comment 10 à 20 personnes meurent chaque année de piqûres d’insectes en Italie). C’est pourquoi, depuis des années, l’association s’est engagée dans des activités de sensibilisation pour un meilleure cohabitation homme-ours dans les Alpes. De la signalisation à proximité des sentiers, notamment dans les zones où sont présentes les femelles avec leurs petits, aux bonnes pratiques comportementales.

Les règles du WWF pour la coexistence homme-ours

On part donc des mesures de La préventionnotamment en empêchant l’accès aux sources de nourriture d’origine anthropique « en utilisant des poubelles « anti-ours » dans toute la distribution de l’espèce, ainsi que des mesures efficaces pour éviter les dommages au bétail et aux ruchers ».

A l’éducation et à la sensibilisation, informer en temps réel les citoyens sur les zones les plus fréquentées par les ours, sur les périodes de l’année et de la journée les plus susceptibles d’en rencontrer, que faire en leur présence, quels comportements peuvent être plus à risque, comment se déplacer lors d’une excursion.

Du gaz poivré aux prothèses auditives, Mesures de sécurité

Passer par les mesures de sécurité. C’est-à-dire, par exemple, l’utilisation de “vaporisateur d’ours» (gaz poivré ou en tout cas urticant/répulsif) tant pour les forestiers que pour les riverains et les touristes, et de recommander l’utilisation d’appareils acoustiques tels que des hochets lors des excursions.

Les ours « entassés » dans un trop petit territoire

Mais des mesures d’expansion de la population doivent également être envisagées. LELe noyau d’ours bruns du Trentin n’a en effet pas eu l’opportunité de s’étendre sur d’autres territoires en raison des barrières anthropiques de plus en plus importantes. Précisément pour “améliorer la connectivité écologique avec d’autres zones afin qu’elle puisse être mieux répartie sur tout le territoire”, Carmelo Motta, délégué régional du WWF, a ainsi proposé à Luca Zaia, gouverneur de Vénétie, d’accueillir quelques spécimens sur son territoire.

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