Même le dernier compte annuel du Bureau général de la comptabilité de l’État a confirmé que les jeunes sont une sorte de chimère dans notre administration publique. En 2021, on compte environ 180 000 moins de 30 ans, contre plus de 3 millions de fonctionnaires. Un peu plus de 5 %. De 2001 à 2021, l’âge moyen dans le secteur public est passé de 43,5 à 49,8 ans, soit une augmentation de plus de 6 ans. Pourtant l’un des outils pour ouvrir l’AP aux jeunes et aux nouvelles compétences est : l’apprentissage. Dommage que l’instrument soit encore au poste. En partie à cause du manque de connaissances de la part de nombreuses administrations ; en partie à cause d’une « mentalité » encore forte d’une certaine bureaucratie publique qui considère avec méfiance les instituts jugés un peu trop « privés ».

La tentative de relance avec le Décret Recrutement

Lancé en 2021 avec le décret “Recrutement” (dl 80), depuis quelques années, l’ensemble de notre AP peut stipuler, bien qu’en dérogation au régime ordinaire, des contrats d’apprentissage pour les jeunes et les étudiants universitaires y compris les doctorants , mettant 700 mille euros sont également disponibles pour 2021 et un million d’euros à partir de 2022. Les apprentissages de deuxième et troisième niveaux peuvent être activés, en relation avec des projets de formation et de travail spécifiques, et également en attendant la discipline des conventions collectives nationales de travail respectives.

L’alarme du président d’Aran

Bref, une large possibilité. Pourtant, le président d’Aran, Antonio Naddeo, a souligné dans ce journal ces derniers jours, malgré les règlements d’application publiés il y a un an, les appels d’offres nécessaires pour démarrer les programmes n’ont pas encore été publiés. Un péché mortel, est le raisonnement de Naddeo, étant donné que le contrat d’apprentissage “serait l’achèvement idéal du chemin entrepris dans la CCT, dans le cadre des nouveaux systèmes de classification du personnel, pour la construction des “nouveaux profils professionnels” et les compétences associées ». A cela s’ajoute la phase de transition que vit aujourd’hui l’ensemble de l’AP, aux prises avec la révision des modes d’organisation et la nécessité de gouverner l’innovation technologique en cours, avec pour conséquence de devoir assumer les compétences nécessaires pour les 10/15 prochaines années. “L’apprentissage de la formation supérieure et de la recherche alors – a poursuivi Naddeo – permettrait un lien étroit avec les universités pour adapter les filières d’études aux besoins professionnels des administrations publiques”.

Les experts : simplifier la législation

“La possibilité de conclure des contrats d’apprentissage dans les administrations publiques existe depuis de nombreuses années – a ajouté Sandro Mainardi, professeur ordinaire de droit du travail à l’Université de Bologne et l’un des principaux experts des travaux publics -, mais la mise en œuvre concrète de l’instrument est resté dans l’imbrication des sources qui a toujours caractérisé la discipline. En effet, la loi renvoie à un arrêté du président du conseil des ministres pour l’exécution des contrats, alors qu’il appartient à un arrêté interministériel de définir les normes de formation et les critères généraux de réalisation des filières d’apprentissage en exécution des articles 46 et 47 du décret législatif no. 81 de 2015. En outre, la durée des contrats est laissée à la compétence des Régions et des Provinces autonomes, en fonction des différents contenus de formation, dans la limite de trois ans. Il est donc clair que l’absence d’un règlement secondaire de référence freine les initiatives d’aménagement des Administrations Publiques, qui, tout en pouvant se déplacer par voie dérogatoire, devront en tout état de cause prévoir un cadre contractuel pour l’emploi des jeunes, s’articulant naturellement avec les profils métiers du nouveau CCNL. Là aussi, le “travail en cours” pour la définition des “familles professionnelles” dans les zones, également par le biais de la négociation complémentaire, ne semble pas favoriser une classification facile des jeunes apprentis dans l’administration publique”.



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