Le coup de pouce attendu aux regroupements de professionnels vient aussi de la délégation fiscale. En effet, pour la première fois, le projet de loi, approuvé le 16 mars en Conseil des ministres, consacre le principe de la neutralité fiscale des fusions.
En particulier, la règle qui prévoit une simplification générale et une réorganisation du prélèvement fiscal sur les revenus du travail non salarié établit également, parmi les différents principes directeurs, celui de prévoir « la neutralité fiscale des opérations d’agrégation et de réorganisation des studios professionnels , y compris celles concernant le passage des associations professionnelles aux sociétés de personnes entre professionnels ».
Les nouvelles
L’objectif final est donc clair : stopper le prélèvement pour toutes les opérations extraordinaires des entreprises professionnelles, en particulier pour celles qui évoluent vers des formes sociétaires, par exemple en passant d’une entreprise associée de professionnels à une société par actions (Société entre professionnels – Stp ). Et même s’il n’est pas explicitement mentionné dans la formule identique du Sta, partenariat entre avocats.
Jusqu’ici l’objectif, mais comme pour toute réforme fiscale esquissée dans la délégation, le chemin est encore long : même une fois la procédure du projet de loi bouclée avec l’approbation de la loi, le Gouvernement dispose de 24 mois pour voter les décrets d’application. Et c’est à partir de ces textes que l’on comprendra exactement les contours de la neutralité fiscale, jusqu’alors seulement énoncés.
Sur la table du Gouvernement il y a déjà les propositions des catégories, toutes visant à annuler tout « spectre » de retrait, encadrant le passage au STP comme une simple transformation sans génération de valeur (voir aussi l’article ci-contre).

