La perte du groupe de commerce électronique Global Fashion Group SA (GFG) a continué de croître au cours de l’exercice 2022. L’« environnement de marché plus faible » dans son ensemble a également ralenti le développement des ventes. C’est ce qui ressort des chiffres actuels présentés par l’entreprise mercredi.

La contribution au chiffre d’affaires de la plateforme en ligne Lamoda, active en Russie, au Kazakhstan et en Biélorussie, n’est plus prise en compte dans les résultats désormais publiés. Le Global Fashion Group a vendu le segment à l’investisseur russe Iakov Panchenko en décembre. Du début de l’année au moment de la vente, Lamoda avait réalisé un chiffre d’affaires de 794,4 millions d’euros.

Le groupe de sociétés exploite désormais uniquement les boutiques de mode en ligne Dafiti en Amérique latine, Zalora en Asie du Sud-Est et The Iconic en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ensemble, les trois divisions ont généré des ventes de 1,10 milliard d’euros l’année dernière, dépassant le niveau de 2021 de 6,4 %. Corrigées des variations des taux de change, les ventes n’ont cependant augmenté que légèrement (+0,1 %). Le volume net de marchandises (NMV), qui comprend également les ventes des marques partenaires sur les plateformes en ligne de l’entreprise, a augmenté de 5,6 % pour atteindre 1,61 million d’euros, mais a légèrement diminué après ajustement des effets de change (-0,7 %).

En raison de l’augmentation des coûts, les pertes du groupe ont augmenté. Le déficit avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) corrigé des effets spéciaux s’est élevé à 40,8 millions d’euros, soit plus du double de celui de l’année précédente, où il était de 19,0 millions d’euros. La perte des activités poursuivies a augmenté de 43,9 % à 178,4 millions d’euros. La perte nette déclarée attribuable aux actionnaires, qui comprend également les contributions aux bénéfices des parties de l’entreprise qui ont été vendues depuis, a augmenté de 58,1 % pour atteindre 196,3 millions d’euros.

Le groupe a annoncé qu’il réorienterait son attention de la poursuite de la croissance des ventes vers l’amélioration de la rentabilité à l’avenir. Pour 2023, il s’attend donc à ce que le chiffre d’affaires et la NMV soient au mieux aux niveaux de l’année précédente, tandis que la marge opérationnelle augmentera grâce à une meilleure gestion des coûts. En 2024, l’équilibre devrait être atteint pour l’EBITDA corrigé des effets spéciaux.



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