Le Belge peut aider à décider ce qu’il advient des déchets nucléaires qui restent après le démantèlement des centrales nucléaires. Le « grand dialogue national » commencera cet automne et durera au moins un an et demi. D’ici 2025, au moins cinq des sept centrales nucléaires du territoire belge fermeront, la première déjà en octobre de cette année.

Le démantèlement des sites nucléaires prendra des décennies et, selon la ministre fédérale de l’énergie Tinne Van der Straeten (Groen), ce sera le plus cher ainsi que le plus cher – la facture s’élève à plus de 40 milliards d’euros – et le plus site délicat que notre pays ait jamais connu.

Ce dernier a beaucoup à voir avec les déchets hautement radioactifs qui restent et restent radioactifs pendant des centaines de milliers d’années, et pour lesquels il n’existe pas de solution définitive, malgré les recherches scientifiques.

Ministre fédéral de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Vert). © BELGA

Le citoyen peut participer à la décision

Le gouvernement laisse désormais les citoyens participer au processus décisionnel sur ce qu’il faut faire de ces déchets hautement radioactifs, a déclaré Van der Straeten. Si tout va bien, la proposition sera approuvée par le Conseil des ministres plus tard dans la journée. “La décision du sauvetage appartient à tous les Belges et pas seulement à moi en tant que ministre ou à ce gouvernement”, déclare Van der Straeten. “Les décisions que nous prenons concernant ces déchets affecteront des centaines de générations à venir.”

La Fondation Roi Baudouin organisera et supervisera le “grand dialogue national”. L’initiative commencera à l’automne et prendra au moins un an et demi.

Panneaux représentatifs

Concrètement, il s’agit de réunir des panels représentatifs comprenant des citoyens ordinaires, mais aussi la société civile, des industriels, des universitaires, des experts mais aussi des producteurs de déchets nucléaires. Ils discuteront, entre autres, du stockage à long terme des déchets et de l’endroit où cela devrait être fait. Van der Straeten plaide pour un “processus large sans tabous”. L’intention est d’impliquer “le plus étroitement possible” la population dans chaque décision, par exemple sur l’emplacement du stockage.

Le “dialogue national” débutera cet automne, mais il faudra d’abord environ six mois à la Fondation Roi Baudouin pour rédiger un premier mémorandum contenant les thèmes à débattre. Dans une prochaine phase, plusieurs initiatives en ligne seront lancées au public, après quoi un rapport intermédiaire sera préparé et des ateliers thématiques ou des conférences citoyennes seront également organisés. Tout cela prend environ 9 mois. Enfin, un large forum des parties prenantes suivra, après quoi un rapport final avec des conclusions et des recommandations sera préparé.



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