Le détaillant en ligne Zalando a présenté mardi les chiffres de l’année écoulée. Le détaillant en ligne a récemment beaucoup souffert d’une humeur morose des consommateurs. La forte inflation a rendu les consommateurs très réticents à acheter, en particulier dans les segments à prix moyen. L’entreprise, qui était autrefois si gâtée pour la croissance et autrefois gagnante de la crise de Corona, a été confrontée à une baisse des ventes et à une baisse de la rentabilité. Les stocks élevés dans le secteur et la nouvelle augmentation de la concurrence qui en résulte signifient que Zalando est également soumis à une forte pression sur les remises.

Zalando suppose une faible demande des consommateurs

L’entreprise a lancé un programme d’économies pour assurer sa rentabilité. Cela passe aussi par la suppression de centaines de postes, comme l’ont annoncé fin février les deux coprésidents Robert Gentz ​​et David Schneider dans une lettre aux salariés. Les deux ont admis qu’ils avaient grandi trop rapidement dans certaines régions au cours des dernières années et avaient trop gonflé les structures.

Le volume brut des marchandises devrait augmenter en 2022 à l’extrémité inférieure de la fourchette de trois et sept pour cent pour atteindre 14,8 à 15,3 milliards d’euros. L’entreprise voit ses ventes stagner ou, dans le meilleur des cas, augmenter de 3% à 10,7 milliards d’euros. En ce qui concerne le résultat opérationnel ajusté (EBIT), la direction suppose également qu’il n’atteindra que le bas de la fourchette de 180 à 260 millions d’euros qui a été annoncée. Zalando avait déjà considérablement réduit ses objectifs initiaux en juin dernier.

Zalando s’attend à ce que la demande des consommateurs reste faible en 2023, mais la rentabilité devrait progresser. Cet objectif doit être atteint, par exemple, grâce à des gains d’efficacité, des économies de coûts et une réduction du marketing.

Les analystes ne s’attendent qu’à une légère augmentation des ventes

Les analystes s’attendent à un quatrième trimestre relativement plat. Les trois derniers mois de l’année sont les plus importants et les plus rentables pour les commerçants avec leurs activités de Noël et les grandes journées de campagne associées. Zalando travaille sur une base de comparaison élevée par rapport à l’année précédente.

Dans un consensus compilé par l’agence de presse Bloomberg, les analystes ne tablent que sur une légère augmentation des ventes de 3,1 milliards à près de 3,2 milliards d’euros en moyenne. L’EBIT ajusté devrait passer d’un bon 181 millions à 151 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’année, les experts s’attendent à un chiffre d’affaires de 10,36 milliards d’euros, quasiment au même niveau que l’année précédente. Ils voient l’EBIT ajusté passer d’environ 468 millions à 157,4 millions d’euros. L’essentiel est que Zalando devrait également gagner beaucoup moins que les 234,5 millions d’euros réalisés l’année précédente à près de 40 millions d’euros.

Des perspectives à moyen terme prometteuses

Anne Critchlow de Société Générale était plutôt optimiste quant aux développements futurs. Après la crise qui a suivi la pandémie de corona, le détaillant de mode en ligne est à nouveau en meilleure forme. A moyen terme, les perspectives sont prometteuses. Pour 2023, elle table toujours sur des prévisions de ventes prudentes. L’analyste du Credit Suisse Simon Irwin s’attend à ce que Zalando réduise ses remises en 2023, gère mieux les dépenses opérationnelles et ajuste davantage son modèle d’achat pour devenir plus flexible.

L’estimation des analystes compilée par Bloomberg prévoit que les ventes augmenteront à près de 10,9 milliards d’euros en 2023. L’EBIT ajusté devrait encore s’améliorer à 279 millions d’euros.

Andreas Riemann, analyste chez Oddo BHF, est convaincu qu’au vu du ralentissement de l’inflation, il est temps de porter un regard neuf sur les marques allemandes de mode et de sport et leurs détaillants. Il s’attend à ce que les bénéfices se redressent au second semestre 2023 et en 2024. (dpa)



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