Bébé P n’avait que 17 mois lorsqu’il a été retrouvé mourant dans son lit en 2009.
Il avait au moins 50 blessures, dont une fracture du dos, une fracture du tibia et un ongle manquant.
Sa mère – Tracey Connelly – a été emprisonnée pendant au moins cinq ans pour avoir causé ou permis à son fils d’être torturé à mort par son amant et son frère.
Hier, Connelly a reçu le feu vert pour sortir de prison.
Je veux que les lecteurs de Sun sachent que je ferai tout mon possible pour changer cela.
Et que je vais demander à la Commission des libérations conditionnelles – qui a décidé qu’elle n’était plus un danger pour le public – de réfléchir à nouveau.


Lorsqu’ils lui ont permis d’être libérée en 2013, elle était de retour derrière les barreaux pour des allégations de sexe en ligne moins de deux ans plus tard.
La libérer était le mauvais choix à l’époque et c’est toujours le cas aujourd’hui.
Les décisions de libérer des criminels graves comme elle, le double tueur d’enfants Colin Pitchfork et le violeur John Worboys, sapent la confiance du public dans la Commission des libérations conditionnelles et dans l’ensemble du système de justice pénale.
Aucun journal n’a fait plus que The Sun pour mettre en lumière de tels cas, raconter les histoires des victimes et demander justice. Et je suis convaincu que le moment est venu de réformer la Commission des libérations conditionnelles.
La Commission autorise chaque année des milliers de délinquants à être libérés. Mais environ une fois tous les quinze jours, l’un d’eux commettra une nouvelle infraction grave.
Le problème, c’est qu’au fil des ans, le critère de mise en liberté est passé de la simple question de savoir si un criminel présente un risque pour le public à un exercice qui établit un équilibre entre la sécurité publique et les droits du délinquant.
Notre approche n’est pas aussi robuste qu’elle devrait l’être, surtout lorsqu’il s’agit de délinquants graves. Les modifications que j’ai proposées hier aux députés vont changer cela.
Premièrement, nous remplacerons le test de libération actuel par un autre qui indique clairement que la protection du public passe en premier dans le processus décisionnel.
Deuxièmement, je veux plus d’anciens policiers, avec leur expérience opérationnelle de première ligne avec les criminels, pour aider la Commission des libérations conditionnelles à prendre de meilleures décisions.
Il est frappant de constater que, depuis l’année dernière, seuls cinq pour cent d’entre eux venaient du droit
mise en vigueur.
Troisièmement, en vertu de nos modifications, les décisions de libérer toute personne reconnue coupable de meurtre, de viol, de terrorisme ou d’avoir causé ou permis la mort d’un enfant devraient être approuvées par un ministre de la Justice.
En tant que secrétaire à la justice, je serais en mesure de refuser la libération si je pensais que cela constituerait un danger pour le public.


Enfin, nous prévoyons de faire en sorte que les victimes aient une voix plus forte dans le processus, afin qu’elles se sentent véritablement entendues, et non une réflexion après coup dans le système.
Je suis déterminé à réformer notre système de libération conditionnelle afin que la sécurité publique soit à nouveau une priorité par-dessus tout.




