Une nouvelle proposition chinoise tant attendue de mettre fin à la guerre en Ukraine est particulièrement décevante. Il ne contient pas de nouveaux plans concrets, mais est principalement une réitération des positions chinoises que Pékin a défendues depuis le début de la guerre.
Par exemple, la Chine propose de “reprendre le dialogue direct dès que possible, afin de désamorcer progressivement la situation et de parvenir à terme à un cessez-le-feu global”, a déclaré vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères. texte publié.
Mais la Chine ne propose pas de jouer elle-même un rôle de premier plan dans le lancement d’un tel dialogue, et Pékin ne propose pas non plus de feuille de route spécifique pour parvenir à la paix. Il dit seulement que la Chine “continuera à jouer un rôle constructif à cet égard” et que “la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être effectivement maintenues”.
Rencontre avec Poutine
Plus tôt, il y avait l’espoir que la Chine, surtout après la visite du haut diplomate Wang Yi à la conférence sur la sécurité à Munich et après sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou, présenterait des propositions plus concrètes qui pourraient au moins être une première étape vers une solution possible. La Chine est considérée comme l’un des rares pays à pouvoir effectivement faire pression sur Poutine si la Chine choisit de le faire.
Pékin ne propose pas de feuille de route spécifique pour la paix
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De plus, avec un rôle aussi actif, Pékin pourrait faire d’une pierre deux coups : Pékin pourrait ainsi empêcher la chute peu glorieuse de Poutine. La Chine ne le souhaite pas, car l’avenir de la Russie en tant qu’allié et tampon entre l’Occident et la Chine deviendrait alors très incertain. La Chine pourrait également empêcher l’Occident de se détourner de plus en plus de la Chine. Pékin est désormais de plus en plus perçu comme un homme de main et même éventuel fournisseur d’armes de Poutine. Mais l’économie chinoise est encore beaucoup plus dépendante de ses relations avec les États-Unis, l’Europe et le Japon qu’elle ne le fait avec d’autres parties du monde. L’économie chinoise est mal en point et ne peut se passer de l’Occident.
Sanctions internationales
Dans le document, Pékin rejette à nouveau les sanctions internationales si elles ne sont pas approuvées par l’ONU. “Les pays touchés doivent cesser d’abuser des sanctions internationales (…) contre d’autres pays”, indique le communiqué, sans désigner explicitement les États-Unis et l’Europe. Pékin représente cette position depuis le début de la guerre, bien que dans la pratique, la Chine adhère à de nombreuses sanctions. Pékin est également “contre l’utilisation de l’économie mondiale comme un outil ou une arme à des fins politiques”, indique le communiqué.
Pékin propose également d’autoriser des couloirs pour l’évacuation des civils des zones de conflit, couloirs qui devraient passer sous la protection de l’ONU, et de faciliter l’échange de prisonniers de guerre. La Chine réitère en outre qu’il n’est pas souhaitable d’utiliser des armes nucléaires ou de faire des centrales nucléaires la cible d’attaques militaires.

