L’Ukraine a présenté à la Russie un plan de paix en dix points qui consiste essentiellement à faire de l’Ukraine un État neutre, dont la sécurité est garantie par un traité conclu par un consortium d’États. L’Ukraine ne veut pas faire de concessions sur le statut et la taille des zones séparatistes de Donetsk et de Louhansk, mais peut être négociée pendant 15 ans.

Les négociateurs russes ont reçu des demandes ukrainiennes lors de pourparlers à Istanbul. Après la réunion, les deux délégations se sont montrées prudemment optimistes. La Russie a déclaré qu’elle réduirait considérablement le bombardement de Kiev, afin “d’accroître la confiance mutuelle”.

Alors que les actions rebondissaient, les dirigeants occidentaux ont averti qu’aucune indication d’une volonté sérieuse de paix ou d’un cessez-le-feu n’avait été vue sur le champ de bataille. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a averti qu’il pourrait très bien s’agir d’une diversion, le président Biden a déclaré qu’il voulait d’abord voir les faits sur le terrain. La Russie avait précédemment annoncé qu’elle se concentrerait sur le Donbass. L’Ukraine a signalé que des troupes russes étaient en effet prises du nord pour être déployées dans le sud.

Couloir humanitaire

Le président français Macron a plaidé mardi auprès du président Poutine pour un couloir humanitaire le long duquel les civils pourraient être évacués de Marioupol, qui était assiégée depuis des jours. Poutine a dit, selon l’Elysée, qu’il y réfléchirait. Dans le courant de l’après-midi de mardi, Kiev a rapporté qu’au moins 12 personnes avaient été tuées lors d’une attaque contre un centre administratif régional dans le port de Mykolaïv.

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Au cours d’une conversation téléphonique, cinq chefs de gouvernement occidentaux ont convenu que les sanctions occidentales resteraient pleinement en vigueur et ont promis de continuer à fonctionner comme un seul front.

Le plan en dix points a été publié mardi soir via le service d’information en langue russe Medusa. Les propositions correspondent à un résumé des demandes que la Russie a partagées avec les journalistes. La vision ukrainienne pour l’avenir se concentre sur une Ukraine neutre qui ne cherchera donc pas à s’affilier à l’OTAN, ne permettra pas à des militaires étrangers d’entrer sur son territoire et ne développera pas d’armes nucléaires.

La sécurité d’une Ukraine neutre est garantie par un certain nombre de pays, dont la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, les États-Unis, la France, la Turquie, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Pologne et Israël. Un certain nombre de pays occidentaux ont déjà promis d’agir en tant que force de garantie. Si l’Ukraine est attaquée, les puissances doivent venir à la rescousse dans les trois jours. L’Ukraine a le droit à la légitime défense en vertu de la Convention des Nations Unies. Les pays européens doivent s’engager à faire entrer l’Ukraine dans l’Union européenne.

La garantie ne s’appliquerait pas à la Crimée, à Sébastopol et à une partie du Donbass. L’Ukraine veut soumettre un éventuel accord à un référendum et finalement un accord final ne peut être signé que lors d’une réunion entre les présidents Zelensky et Poutine.



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