En principe, un accord sur l’azote existe déjà, car en février 2022, le gouvernement flamand a convenu d’une approche visant à réduire les émissions d’azote. Mais dès que l’encre a séché, il y a eu un grand remue-ménage autour de la « liste rouge » avec 41 fermes qui ont dû fermer rapidement. Ils avaient un trop grand impact sur la nature environnante. Plus d’une centaine d’entreprises « orange » ont pu s’engager dans un programme de rachat volontaire.

Aujourd’hui, les cartes politiques sont différentes. Le parti gouvernemental CD&V, qui a de nombreuses voix à défendre dans les campagnes, a un nouveau président de parti à la tête. Sammy Mahdi (cd&v) tient à assouplir le dispositif pour les agriculteurs. Il envoie sur le terrain un nouveau ministre de l’agriculture : Jo Brouns. Sa tâche principale est d’offrir une résistance au leader de la N-VA et ministre de l’environnement, Zuhal Demir, qui tire pleinement la carte verte.

En privé

Le Premier ministre flamand Jan Jambon (N-VA) espère calmer la grogne dans son équipe vendredi, un an plus tard. Jeudi, il a tenu des réunions privées avec plusieurs ministres de premier plan. Pendant ce temps, les techniciens travaillaient sur les petits caractères de l’accord. Cela doit être juridiquement étanche, cela sonne à toutes les parties, car cela sera sans aucun doute bientôt contesté devant les tribunaux. Lors de l’enquête publique, 20 000 objections ont déjà fait surface.

Pourtant, l’atterrissage vendredi semble plutôt optimiste. La liste rouge en particulier reste un symbole chargé. Tout le monde s’accorde à ajuster les critères sur lesquels se base la liste des peak loaders, pour que certains sortent brusquement de la zone dangereuse et d’autres à l’intérieur. Mais qu’en est-il des malchanceux ? Selon la N-VA, ces sociétés doivent fermer : “On essaie d’adoucir la pilule, mais une opération sans douleur est de toute façon impossible.” Pour CD&V, cependant, une fermeture forcée reste taboue.

Open Vld veut donner aux agriculteurs concernés à peu près deux choix : arrêter ou passer à une agriculture plus durable. Les deux options doivent s’accompagner de subventions attrayantes pour les libéraux.

CD&V fait grimper les prix

La clé réside peut-être dans une liste de mesures d’accompagnement. CD&V en particulier continue de faire grimper le prix de cette manière, mais il n’y a toujours pas de consensus à ce sujet. La liste comprend un régime de rachat favorable pour les agriculteurs qui abandonnent, un régime spécial de sortie progressive pour les agriculteurs proches de la retraite, des subventions pour la transition vers une agriculture plus durable et un assouplissement des conditions d’autorisation pour les agriculteurs.

Les contrastes sont grands. Dans le même temps, tout le monde veut éviter le pire des cas, un gel total des licences. La pression s’intensifie tant de la part des organisations paysannes que de l’industrie pour parvenir rapidement à un accord. Il n’y a donc guère de choix pour les partis de gouvernement : ils doivent traverser ensemble le moindre trou politique.



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