Le ministre Mark Harbers maintient sa position selon laquelle il ne peut pas interdire aux skippers de laisser s’évaporer des gaz toxiques de leurs citernes à cargaison pendant la navigation. Harbers (Infrastructure and Water Management, VVD) soutient qu’une interdiction nationale est impossible en raison des traités internationaux.

“Je ne voudrais rien de plus que le dégazage soit hors du monde le plus tôt possible”, a déclaré Harbers à la Chambre des représentants mardi. Harbers a dû expliquer à la Chambre en réponse aux rapports de CNRC et Omroep Flevoland à propos d’une étude de l’Université Erasmus qui montre qu’aucun traité international ne s’oppose à une interdiction. Les chercheurs concluent que le ministre peut même avoir l’obligation d’introduire une interdiction en raison des traités internationaux relatifs aux droits de l’homme.

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En 2017, les pays riverains du Rhin se sont mis d’accord pour interdire le dégazage. Ce traité n’a pas encore été ratifié par tous les pays. Le ministre déclare qu’il devra attendre cela avant de pouvoir introduire une interdiction nationale. Les chercheurs de l’Université Erasmus contestent ce raisonnement : ils soutiennent que les Pays-Bas peuvent introduire une interdiction unilatérale.

Nouvelle opposition

Dans une lettre que le ministre a transmis mardi à la Chambre des représentants, il soulève une nouvelle objection. Il a été convenu dans le traité international que les pays ont le devoir de veiller à ce qu’il y ait suffisamment d’installations de dégazage où les navires puissent rejeter leurs fumées toxiques de manière contrôlée. À l’heure actuelle, il n’y a qu’une seule installation en activité aux Pays-Bas, à Moerdijk. Selon le ministre, les Pays-Bas violeraient cette obligation du traité en introduisant une interdiction.

Le ministère consulte depuis des années les entreprises et les provinces pour obtenir plus d’installations autorisées, mais cela ne se fera pas sans heurts. En raison du manque d’installations de dégazage suffisantes, une interdiction reviendrait “pratiquement à arrêter la navigation de pétroliers aux Pays-Bas ou à imposer des coûts élevés au secteur”, écrit le ministre.



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